dimanche 25 mai 2014

Bibliothèque des Ombres : Sex & Fury/Bonten Tarô (in Psychovision)

Une nouvelle critique littéraire, quoiqu’il s’agisse ici d’art séquentiel, relayée sur le site Psychovision (Je vous invite à cliquer sur la sympathique image de la bourrine Inoshika Ochô !!) sur lequel je vous invite encore une fois à aller faire un tour ! En attendant vous pourrez toujours savourer la bande-annonce de ce classique du manga ainsi que l’adaptation cinématographique de 1973 réalisée par Norifumi Suzuki, auteur également du nunsploitation Le Couvent de la Bête Sacrée (1974)…

http://www.psychovision.net/bd/critiques/fiche/611-sex-and-fury--bonten-taro-anthologie 

dimanche 11 mai 2014

Arkady contre Poutine ! Version N°01

Première ébauche de ce que je souhaiterais une peinture servant d'ambiance pour les récits à venir d'Ethel Arkady, cette illustration, bien que ne s'inscrivant pas dans la chronologie des récits tentent d'en extraire la substantifique moelle...

Pourquoi Poutine ? En dehors du fait que le président russe est un personnage tout à fait inquiétant, digne héritier d'une longue tradition russe d'autocrate cynique et paranoïaque, la propension de certains groupuscules à voir en Poutine un opposant crédible aux dérives capitalistiques de nos démocraties demeure, à mon sens, une énorme erreur de jugement additionnée. N'oublions pas que le leader de la Russie a vu le jour dans les langes du KGB, ce qui en dit long sur son idéologie et sur son absence de scrupules éthiques ou humanitaires.

Non, Poutine n'est pas un dirigeant révolutionnaire, c'est même plutôt un dangereux capitaliste prêt à tout pour atteindre ses objectifs. C'est donc un adversaire parfaitement envisageable pour Ethel Arkady dans le cadre de ma propre fiction...



samedi 3 mai 2014

Arkady's Lovers !



http://arkadylovers.blogspot.be/?view=flipcard


Un article un peu particulier pour signaler la naissance d’un petit frère de ce blog, « Arkady’s Lovers » qui sera consacré avant tout à une série de gravures érotiques. Ce genre me sert de prétexte pour jouer avec les mises en scène et les effets de style, d’autant que ces illustrations coulent de ma plume avec une relative facilité et que cela me motive, entre deux courses de fond sur des scénarios et des romans, de reprendre une activité plus graphique.

Pour prolonger cette légère introduction par une petite réflexion sur la notion de genre, ce qui m’intéresse dans l’érotisme ne relève pas du voyeurisme malsain, mais d'une envie de représentation de l'intimité de mes personnages, leurs ressentis et leurs élans passionnels. De tout temps les représentations d’acte sexuel, plus ou moins suggéré ont envahi les romans, les livres d’images, les BD et bien sûr les films. Pourtant, ces représentations graphiques soulèvent encore, n’est-ce point une belle hypocrisie à l’époque où le porno le plus putassier est accessible à tous en un seul clic, de belles réactions outrées de la part de puritains de tous bords.

Pourtant une question mérite d’être soulevée, en quoi les représentations d’acte sexuel sont-elles aussi connotées alors que la représentation de violences infligées à autrui bénéficie d’une meilleure considération ?
 

Non que je sois pour la censure des films violents ! J’en suis bien plus friand que des films érotiques ou des boulards ! Mais on ne m’ôtera pas de l’esprit que certaines de ces « œuvres » comme l’abominable série des Saw [1] se vautrent dans la violence sous son aspect le plus pornographique avec une crasse assumée ! Le Torture-Porn est la déclinaison la plus basse du film d’horreur gore et là où des réalisateurs de génie se sont emparés des caractéristiques du genre pour les plier à leurs propos ! [2] Dépasser les limites de la violence représentable sur un écran restera un exercice vain tant que l’on y adjoint pas un supplément de propos ou d’âme pour justifier sa démarche [3].

Mais tout doit-il être justifié ? Je ne suis pas un adepte de la justification à tout crin, mais avouons qu’un peu d’idées, autres que celles de franchir les limites de l’abominable pour engranger des billets verts, peuvent être appréciables et inviter à une petite réflexion sur la vie, la mort et le cul !

Tout ça pour dire que l’érotisme ou même la pornographie peuvent être des genres qui ont des choses à dire, pourvu qu’ont y injecte un minimum de savoir-faire et de signifiant. Car il faut que les corps à corps aient plus à dire que la simple excitation d’un moment. Il faut que notre attention soit accaparée par les personnages, par ce qu’il se passe et par ce que cela signifie. Tout cela implique de travailler une recherche dans la mise en scène, le travail des ambiances et ce qui est représenté derrière le « genre » lui-même [4]... 

Honnêtement, je ne sais pas si ce que j’ai en tête correspond à quelque chose d'aussi poussé dans la mise en scène, mais cela fait longtemps que cette dimension me tarabuste et que je souhaitais représenter Arkady autrement que dans des combats. Si je réussis à aller jusqu’au bout de mon idée, certaines scènes seront joyeuses, d’autres pathétiques et encore d’autres douloureuses ! La sensualité et la sexualité sont au cœur même de nos existences d’êtres vivants, même si nous faisons tout pour nous comporter en tartuffes prêts à enfermer dans du métal un sein qu’on ne saurait voir ! Quitte à entretenir des névroses insupportables ou à tenir des discours sexistes rances, conçus dans des couilles (ou des ovaires) serties d'acier galvanisé !

Alors bien sûr les actualisations demeureront très sporadiques, aussi je vous demande un peu de patience, si le projet vous intéresse, pour pouvoir suivre les différentes étapes de fabrication (et il y aura !), mais d’ici là je vous propose de jeter un œil aux esquisses préparatoires, réalisées dans mon carnet, au feutre et au stylo pinceaux, rehaussés par une légère touche de vectorisation pour me donner une idée des motifs finaux de la gravure.

Quel qu’en soit le résultat, j’espère que vous y prendrez autant de plaisir à le regarder que j’en ai à le créer…

Merci encore d’avoir lu cette longue et confuse introduction, et à bientôt !
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[1] - Excepté le premier opus !

[2] - Un de ces quatre je me coltinerais un article sur le genre du Torture Porn !


[3] - Et je ne parle même pas des films de guerre dont je ne  supporte pas les approches nationalistes ou la notion de « bonnes guerres » ! Cela me fait la plupart du temps l’effet d’une pornographie politique malsaine. Il y a bien quelques exceptions, mais comme toujours, celles-ci sont forgées par une vision d’artiste transcendant le genre auquel il s’attaque.

[4] - C’est ce genre de détournement idéologique qui a donné au Pinku-eiga, ses plus belles dérives vers d’autres horizons que l’érotisme le plus plat…