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    dimanche 9 août 2026

    Eve Kellermann : La Louve de l'Autoroute

    Après un bon gros craquage de slip dans mon emploi civil, j’ai réussi à reprendre les pinceaux… J’avais l’intention de soulager un peu mon esprit de quelques visions. Je suis toujours attaché à la technique du lavis et de l’écoline rouge que j’explore depuis un moment. Elle allie souplesse et rapidité avec une pointe d’accident qui rend le dessin vivant. 

    Quant au sujet, il est lié à quelques récentes mauvaises expériences de jeu de rôle que j’ai enchaînées coup sur coup. Le loisir reposant sur des interactions humaines, quand certains gougnafiers décident de vous gâcher une ou plusieurs sessions chèrement arrachées à un agenda plein comme un œuf, cela vire très vite à la séance de roulette chez le dentiste. En sus, vous n’avez même pas la possibilité d’assister à la fin du récit, ce qui aggrave le mécontentement ressenti, d’autant que mon plaisir, en plus de construire une histoire à plusieurs, consiste à explorer toutes leurs potentialités dramaturgiques. 

    Ces mésaventures ayant tout de même duré quelques mois, j’ai accumulé pas mal de frustration créative, ce qui a fini par entraîner la continuation des aventures d'Eve Kellermann dont la voix a grossi comme une énorme tumeur 
    dans un coin de ma cervelle.

    J’ai donc oublié son origine ludique – pour autant, j’aimerais toujours lui trouver une table accueillante – pour la redessiner dans une version plus vieille, ce qui a abouti à ce résultat. Pour mal faire, j’ai ouvert une nouvelle histoire – pauvre de moi – qui la met en scène. Je ne sais pas encore ce que donnera ce chaos créatif total, mais je m’amuse bien en explorant un genre que je n’ai pas abordé dans mes autres récits, bien que je l’apprécie : le « Road Movie ». Après le « Redneck Movie », je reste cohérent dans mes inspirations cinématographiques.


    Ce nouvel article me permet de vous signaler que les Aventures d’Ethel Arkady en comics continuent de paraître dans le fanzine OMB, dont le cinquième numéro est disponible… depuis quelque temps. J’y suis accompagné par les bandes dessinées absurdes d’ExpExp, mon vieux complice et de quelques autres personnes. C’est toujours un plaisir de participer à ce genre de publications.
     

     Un peu de musique pour se mettre dans l'esprit : 


    samedi 2 janvier 2021

    Mon premier roman : La Femme Écarlate

    Tout d’abord une bonne année à tous & à toutes, en espérant que les relents morbides et autoritaires de 2020 s’éloignent de notre réalité. Ce que je ne crois pas possible pendant quelque temps, mais soyons un peu optimistes : personne n’est encore capable de deviner l’avenir ! Même, et surtout, les barbiers de plateau de télévision. Mais pour aborder des sujets plus enthousiasmants, et en attendant de nouveaux articles, je porte à vos mirettes esbaudies le résultat d’une année acharnée de travail, mon premier roman. 

    Cliquez sur la couverture pour acheter le roman !

    Pitch :
    Alan Svartur, comptable quarantenaire pour une puissante multinationale, se perd avec sa famille dans les profondeurs du désert texan à cause d’une déviation routière. Obligés de s’arrêter dans un village en décrépitude, ils devront composer avec des autochtones envahissants qui souhaitent les convier à leurs « fêtes de la Crécelle » pour célébrer une mystérieuse « Femme Écarlate »…

    Après plusieurs relectures, des retouches à droite et à gauche, et après avoir passé l’épreuve de l’appréciation de quelques personnes choisies, n’ayant pas d’appétence particulière pour le genre, je suis fière de le mettre en ligne.

    Cette fameuse Femme Écarlate, dont la couverture signée par le talentueux EXP. avait déjà fait l’objet d’un article dans ces pages.

    À l’origine je l’avais rédigé pour essayer de m’insérer dans une collection de roman trash, qui a fermé ses portes pendant le processus créatif, c’est ballot. Je l’ai tout de même achevé, tant cette expérience me plaisait. J’adore me rouler dans la fange d’un bon gore craspec !

    L’histoire empreinte aux Rednecks Movies, avec un détour sur les terres de Lovecraft, sans qu’il y soit cependant mention de la moindre divinité tentaculaire. Respectueux des canons esthétiques du genre, je n’évite ni les ambiances glauques et poisseuses, ni la violence gratuite, ni la sexualité déviante. Pire : je les assume pleinement !

    Ce roman n’est absolument pas pour toutes les sensibilités, en conséquence assurez-vous au préalable d'avoir un estomac d'airain pour goûter la chose !