Affichage des articles dont le libellé est Publications. Afficher tous les articles
    Affichage des articles dont le libellé est Publications. Afficher tous les articles

    dimanche 9 mars 2025

    Publication : Parques Attaques ! : Saison 1

    Après une semaine placée sous les auspices de la souffrance médicale, présenter une publication, ça remonte un peu le moral ! Alors, je ne suis pas (trop) aux commandes de celle-ci, néanmoins comme Tom Larret m’a demandé une préface et je me suis exécuté. J’espère que le résultat ne ressemblera pas trop à un dérapage non contrôlé de ma part, car je n’ai jamais pratiqué ce type de figure acrobatique, du moins jusqu’à maintenant.

    Mais bon, je me suis plié à l’exercice, car d’une part ma collaboration avec Tom date de quelques années et qu’il s’est créé entre nous une connivence artistique et d’autre part je partage la paternité d’un des épisodes, puisque j’adore l’écriture à quatre mains et que le ton léger des Parques me permettez de solutionner une des énigmes restantes d’un autre ouvrage composé selon la même méthode : l’Œil & la Griffe.

    Comment Ethel Arkady a-t-elle franchi les espaces entre les espaces pour rentrer dans ses pénates, eh bien, vous le saurez en lisant cet opuscule au prix modique. Je me suis éclaté comme un petit fou sur cette histoire parce qu’entre les tacles que j’ai généreusement distribués à l’encontre de stéréotypes énervants, les jeux de mots laids en pagaille de Tom, et la mauvaise, mais alors vraiment très mauvaise humeur d’Arkady, autant vous dire qu’il s’y déroule plus de choses que dans n’importe quel série Netflix ! Garanti sur facture, et sans abonnement !

    Cliquez sur l'image pour vous procurer un exemplaire !

    Quatrième de Couverture : 

    Que de destins grandioses, d’épopées héroïques, de quêtes initiatiques, de sauvetages du monde ou de découvertes du Vrai sens de la vie ! Contre cette déferlante de succès, veillent les Parques, sous la direction d’une Fatalité farceuse, qu’on nomme parfois le marrant Sort. Si la petite bande de Nona, Decima et Morta avait suffi un temps à endiguer les réussites en cascades, les mondes ont changé. La Destinée a dû élargir son personnel, pour qu’un duo de sbires cisaille dans le feutré les ficelles de chaque histoire. En compagnie de Cétoine et Réduve, parcourez de nombreux univers pour poncer les poncifs, tronçonner les raccourcis et couper le réseau aux intrigues téléphonées. Héroïne badass de fantasy ou paladin galactique, aucun personnage principal n'est désormais à l'abri de la paire déjantée, avide de Plus-Values Fatalité qui hante désormais la fiction littéraire. Contre la facilité, la sensibilité et la moralité de bon aloi, les Parques attaquent !


    Des Négociations tendues entre Ethel Arkady & les Parques.


    samedi 2 janvier 2021

    Mon premier roman : La Femme Écarlate

    Tout d’abord une bonne année à tous & à toutes, en espérant que les relents morbides et autoritaires de 2020 s’éloignent de notre réalité. Ce que je ne crois pas possible pendant quelque temps, mais soyons un peu optimistes : personne n’est encore capable de deviner l’avenir ! Même, et surtout, les barbiers de plateau de télévision. Mais pour aborder des sujets plus enthousiasmants, et en attendant de nouveaux articles, je porte à vos mirettes esbaudies le résultat d’une année acharnée de travail, mon premier roman. 

    Cliquez sur la couverture pour acheter le roman !

    Pitch :
    Alan Svartur, comptable quarantenaire pour une puissante multinationale, se perd avec sa famille dans les profondeurs du désert texan à cause d’une déviation routière. Obligés de s’arrêter dans un village en décrépitude, ils devront composer avec des autochtones envahissants qui souhaitent les convier à leurs « fêtes de la Crécelle » pour célébrer une mystérieuse « Femme Écarlate »…

    Après plusieurs relectures, des retouches à droite et à gauche, et après avoir passé l’épreuve de l’appréciation de quelques personnes choisies, n’ayant pas d’appétence particulière pour le genre, je suis fière de le mettre en ligne.

    Cette fameuse Femme Écarlate, dont la couverture signée par le talentueux EXP. avait déjà fait l’objet d’un article dans ces pages.

    À l’origine je l’avais rédigé pour essayer de m’insérer dans une collection de roman trash, qui a fermé ses portes pendant le processus créatif, c’est ballot. Je l’ai tout de même achevé, tant cette expérience me plaisait. J’adore me rouler dans la fange d’un bon gore craspec !

    L’histoire empreinte aux Rednecks Movies, avec un détour sur les terres de Lovecraft, sans qu’il y soit cependant mention de la moindre divinité tentaculaire. Respectueux des canons esthétiques du genre, je n’évite ni les ambiances glauques et poisseuses, ni la violence gratuite, ni la sexualité déviante. Pire : je les assume pleinement !

    Ce roman n’est absolument pas pour toutes les sensibilités, en conséquence assurez-vous au préalable d'avoir un estomac d'airain pour goûter la chose !

    vendredi 13 septembre 2019

    La Femme Écarlate : la Couverture

    Pitch :
    Alan Svartur et les siens se retrouvent coincés dans la petite communauté de Skull-city après une panne de voiture. Les autochtones manifestent un intérêt grandissant pour les citadins et peu à peu, l’hospitalité des « bons gars du sud » se transforment en piège…

    Commencé en Juin 2017 et achevé en Octobre, La Femme Écarlate est le texte qui m’aura demandé le moins de maturation, coulant de ma plume en quelques mois sans en passer par des mutations successives, version après version. Ce court roman s’inspire en grande partie du cinéma et de littérature Gore des années 80. Mon goût prononcé de l'excessif  – âmes sensibles s’abstenir parce que je vais très, mais alors très loin dans l’abject – n'a pas spécialement plu aux maisons d'édition..

    De manière comique, c’est ma critique sur le livre Redneck Movies : ruralité & dégénérescence dans le cinéma américain de Maxime Lachaud qui a mis le feu aux poudres de mon imaginaire avec un petit bout de texte fictionnel en préambule, reproduisant l'ambiance les archétypes du gothique sudiste. Ma compagne – outre son rôle de correctrice avisée – a pour sa part ajouté du carburant dans la rédaction avec quelques suggestions bien tordues qui se retrouvent telles quelles dans le résultat final.

    N’ayant pas envie de faire dormir ce récit – que je trouve réussi, une fois n’est pas coutume –, je vais donc le mettre à disposition d’un potentiel public en profitant des facilités d’impression que fournit la toile. Mais il me fallait une couverture… Et je ne peux pas toujours solliciter Duarb Du & Didizuka qui m’ont déjà gâté en terme d’iconographies remarquables.

    J’ai demandé à une vieille connaissance de mes années d’étude, un de ses dessinateurs stakhanovistes au trait se partageant quelque part entre un expressionnisme bouillonnant et un penchant pour la simplification stylisé de la forme de réaliser la devanture de l’ouvrage : EXP. Étant disponible, il a accepté la tache, ce dont je lui suis reconnaissant.

    Exp fait partie de ces personnes qui ont baigné comme moi dans la culture gore et punk avant que le grand ripolinage des années 2010 n’emporte tout ça dans les oubliettes psychiques. Qui de plus idéal que lui pour illustrer ce roman atypique ?

    Tout comme pour celle des Chroniques de Yelgor avec Duarb Du, nous avons commencé par discuter autour de croquis avant d’aboutir à la couverture finale…
    Voici les différentes étapes :



    Trois brouillons simples qui reprennent une idée similaire : donner un symbole au clan de dégénérés révérant la fameuse « Femme Écarlate ». Pour ce faire, il fallait conjuguer la vision des collines arides de la région, ainsi que l’image des serpents, ces reptiles ayant un rôle non négligeable dans l'intrigue. Mon choix s'est porté sur le premier essai qui avait un quelque chose d’ésotérique avec une légère pointe d’influence de films d’horreur des années 80. 





    Deuxième version, aux traits d’abord pour bien cerné le motif, retravailler ensuite dans un écarlate faisant écho au texte. Cette fois, le dessin se simplifie pour devenir une sorte de logo : l’emblème de la religion du cru. Le titre est inclus dans la montagne de feu, mais à ce stade il se fond un peu avec le reste.




    Plusieurs essais « psychédéliques », mais un brin trop chargé en ce qui me concerne. Cependant, le titrage jaune se détache bien de l’ensemble, ce qui nous aiguillera pour la version finale.




    Une version épurée qui s’approche beaucoup de la version final, mais le titrage un peu trop anguleux est difficilement lisible.J'ai aussi demandé de virer le « Jean-Michel » du nom, pour gagner en sobriété.



    Je vous invite à jeter un œil sur ces BDs dans lesquelles se manifeste son goût de l’humour (noir) et de la dérision. Les amateurs des opuscules désormais disparus comme Hara-Kiri ou Zoo du Professeur Choron en auront pour leur pesant de cacahouètes. Pour ma part j’ai eu la chance d’assister à la naissance de son trio de crétins de prédilection, les flics de l’enfer, les pieds nickelés de la bavure : Mass ; Turba & Fion. Tout un programme !
    Cliquer sur l'image !

    http://www.lulu.com/shop/search.ep?contributorId=1452671


    __________________________________________________________________________

    Un peu de musique pour se mettre dans l'ambiance... 

    mercredi 20 mars 2019

    Prix Rosny aîné 2019

    Une de mes nouvelles, Dieu, publiée dans l’anthologie Calling Cthulhu vol.3 dirigée par Nicolas Pagès & anciennement éditée par l'Ivre-Book s’est retrouvée en lice pour le prix Rosny 2019. Vous pouvez donc voter pour elle, si elle vous a plu ! Je ne m’attendais pas à ce que l’on m’inscrive à ce type de concours et c’est une vraie première en ce qui me concerne.
     
    Cliquez sur la couverture pour trouver le site du concours. Les auteurs sont classés par ordre alphabétique, il faut donc chercher mon nom de famille (Gernier) plutôt que le titre de la nouvelle.

    https://www.noosfere.org/rosny/default.asp

    samedi 26 janvier 2019

    Ephémérides 2019 : Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes !

    Un coup d’œil dans le rétroviseur spatio-temporel pour évaluer l’année écoulée, l’occasion de m’exprimer un peu plus ouvertement sur mes préoccupations, sans le filtre de la fiction.


    Rage ! Illustration par Jack Norisk. Arkady face à Adélaïde...


    1. Rage.
    Une magnifique illustration à l'aquarelle commandé à une certaine Jack Norisk. Une vision qui sera le fil directeur de l’année prochaine puisqu’elle est issue de la fin du monstre textuel qu’est Adélaïde : mon interminable marathon romanesque constitué de plusieurs récits enchâssé les uns dans les autres à la manière du fameux Manuscrit trouvé à Saragosse de Jean Potocki ou des récents Sentiers des Astres du Bruxellois Stefan Platteau. Une méthode de narration peu usitée dans le genre de fantasy, mais passionnante à explorer, pour peu que l’on aime se creuser les méninges…

    2. Les projets.
    Avec la sortie de l’anthologie Calling Cthulhu vol.3 aux éditions L’Ivre-Books[1] et celle en 2017 de l’anthologie Nutty Wolves, les deux dernières années ont été un tantinet plus fastes au point de vu d’une certaine reconnaissance.

    2019 devrait logiquement accoucher d'un conte western qui mettra en scène Ethel Arkady dans un rôle un peu inhabituel… si toutefois rien ne va entraver la bonne marche du processus éditorial.

    Seule la sélection puis la non-publication de la nouvelle la Nuit du Masque qui se déroule dans le cadre des Chroniques de Yelgor dans une anthologie consacrée à la survivance d’une fantasy à la Robert.E.Howard demeure une grosse déception en ce qui me concerne, d’autant que le cadre du projet me convenait parfaitement. Impossible de savoir ce qui a pu merder, et depuis l’éditeur a changé assez radicalement son fusil d'épaule… Un minimum de communication avec les auteurs eût été bienvenu.

    Dans le cadre du blog, je risque d’y passer moins de temps. Je me fendrai peut-être de temps à autre d’une irrépressible logorrhée si l’une ou l’autre œuvre me plaît, mais je dois avouer que plus l’âge vient et moins mes enthousiasmes se font violent d’une part et d’autre part comme je ne souhaite pas survoler mes sujets, les bafouilles s’étendent souvent au-delà du raisonnable – entre cinq et dix pages, à raison de trois jours complets de rédactions et deux de corrections, ça fait beaucoup de travail – et mes propres fictions prennent la poussière pendant ce temps…

    Et cette observation devient encore plus vraie quand j’aborde le domaine cinématographique. Comme je me refuse à les contempler par des biais réducteurs – scénario, acteurs, réalisation… – considérant que ce qui est accepté comme « beau » et/ou « efficace » dans l’inconscient collectif n’est pas forcément gage de qualité, mais que la valeur d’un film procède d’une complexe alchimie entre la grammaire usitée par le réalisateur, le propos du scénariste, ceux des acteurs…, cela demande du temps...

    Alors, parfois ça le mérite, mais la diabolique hiérarchisation des priorités, et la merveilleuse vie en « Start-Up Nation » (parce que c’est notre Proooooojeeeeeet !!! ») nous impose son rythme frénétique, aussi dois-je faire quelques sacrifices.

    3. Blog ?
    Je ne songe pas pour autant arrêter de hurler dans les tuyaux de la toile, cependant je vais commencer à changer quelques petits éléments çà et là.

    Cette fin d'année a vu la naissance d'une nouvelle rubrique : « Les jolis contes du Père Gernier » de courtes histoires composées dans ma prime jeunesse. Elle surgira parfois, de manière chaotique, comme une éructation sonore du passé, sans prévenir…

    Dans ce cadre fictionnel, je ne m’interdirais pas de poster de temps à autre des « mises en bouche » des romans en cours, sûrement les premiers chapitres, dès que ceux-ci seront assez peaufinés pour mériter un « crash-test ». Ces textes seront susceptibles de disparaître s’ils trouvent une maison accueillante dans les prochaines années.

    J'essayerai de poursuivre les Chroniques de Yelgor, mais la deuxième partie va nécessiter un plan de campagne assez ardu à faire. Les idées sont éparpillées dans plusieurs carnets épars qu'un déménagement homérique n'a pas épargnés. La deuxième difficulté c’est que si je possède bien une vision d'ensemble sur mes récits, il en est tout autrement pour Yelgor. Cet univers est une excroissance mutante de ma création, un monde monstrueux, que je me contente de découvrir avec vous. Ces mœurs, ces coutumes et ses personnages m’échappent en grande partie.

    4. Pour finir un petit bilan.
    Sans surprise, le rythme de parution s’est assagi depuis que j’ai achevé le marathon de Yelgor. L’exercice oblige à une régularité de métronome, mais se métamorphose aussi en un bras de fer contre les circonstances de l’existence, parfois au détriment de son propre confort. En d’autres termes, si l’envie de poursuivre demeure, il est hors de question de procéder de la même manière pour la deuxième partie.

    Rétrospectivement ce sont les articles de la Bibliothèque des Ombres qui totalisent sur l’année le plus de vues. Impossible cependant de savoir si ceux-ci sont lus ou non, néanmoins cette catégorie affiche les scores les plus hauts. En particulier celui sur L’Histoire Naturelle des Dragons de Mary Brennan, un roman que j’ai trouvé assez médiocre au final et ce n’est que sa réputation auprès de nombreux commentateurs qui m’a poussé à argumenter un peu autour de mon dépit et de mon impression d’avoir perdu mon temps dans cette lecture très fade ! Tout à fait étrange que la pointe de visite soit aimantée par un des rares textes négatifs de cette année.

    Pour le reste, ni les dernières miettes de Yelgor, ni la nouvelle section des photographies – que j’alimenterais encore – ni mon enthousiasme débordant pour les aventures de Kane de Karl Edward Wagner ou les peintures du Paléoart ne déplacent les foules.

    5. And now, something completely different !

    2018 a aussi été l’occasion de faire quelques rencontres enrichissantes, puisque suite à la rédaction d’une singulier roman à quatre mains, je me suis établi dans un triumvirat d’auteurs aussi talentueux que Myriam Morand, Cédric Murphy ou Steve Martins. Une assistance bienvenue quand il s’agit de prendre de la hauteur sur des textes, en particulier les longs marathons que sont les romans. Qu’ils soient remerciés pour leurs aides précieuses en ses pages.

    Bonne année & à bientôt.

    _______________________________________________________

    [1] - bien que – « breaking news ! » comme dise les angliches – cette anthologie soit promise sous peu au pilon suite à de graves problèmes indépendant de la volonté de l’éditeur !

    samedi 27 janvier 2018

    Publication : Anthologie Calling Cthulhu vol.3

    Et voilà ! La nouvelle Dieu est donc disponible aux éditions L’ivre-Book, en format numérique pour le moment dans l’Anthologie Calling Cthulhu 3e du nom. Si d’autres auteurs ont choisi le versant subtil pour affronter l’ascension du géant Lovecraft, j’ai choisi une approche plus viscérale de l'horreur, ce qui n'interdit pas quelques pointes d'humour noir. Ce fut en tout les cas une fierté pour moi d'être intégré à une anthologie portant sur un écrivain dont les récits continuent de faire écho dans mon imaginaire.

    (Cliquez sur l'image pour acheter le livre)

    https://www.livre-book-63.fr/home/584-calling-cthulhu-anthologie-vol-3-9782368925485.html

    jeudi 22 juin 2017

    Publication : 23 rue Albert 1e in Anthologie Nutty Wolves.

    Une de mes nouvelles vient de paraître dans un recueil numérique consacré à un thème qui me fascine : le loup-garou.

    http://nutty-sheep.com/index.php/boutique/anthologie
    Cliquez sur la couverture
    Pitch : Une policière en rupture avec sa hiérarchie, se lance sur les traces d’un tueur en série fantomatique qui sévit dans les corons.

    En dire plus serez déflorer le sujet, n’hésitez pas à vous plonger dans cette courte enquête si vous aimez la gloumoute poilue. D'autres histoires vous attendent dans ce petit fascicule...

    Quoiqu'il en soit, je vous souhaite une bonne lecture !

    dimanche 11 janvier 2015

    Éphéméride 2015. L'Année des Ordures !

    Fan-Art de Omaha, the Cat Dancer. Cliquez ici pour la version intégrale !

    Je ne m’autorise que rarement, même sur ce blog, à vous faire part des élans de mon petit cœur fatigué. Parce que soyons sincère, qu’est qu’on en a foutre de mes récriminations ?

    Néanmoins, le premier message de l’année est l’occasion de parler un peu ensemble — enfin moi tout seul surtout — en toute cordialité. Ne vous étonnez donc pas de l’aspect décousu de ce texte, je ne cherche pas à rédiger quelque chose de construit ou à vous enseigner quoique ce soit, ce qui serait grotesque.

    C’est un billet d’humeur, comme je n’en ai plus fait depuis longtemps. Avec toute sa subjectivité viscérale collée à sa peau.

    1. L’Année des Ordures.




    On se réveille avec la gueule de bois avec la France au bord de la guerre civile parce que deux connards ont décidé de faire un carton dans une salle de rédaction. Et que d’autres, les experts télévisuels encartés ouvrent grand leurs claques-merde pour commenter un événement dont nous n’aurons la substantifique moelle que dans une bonne dizaine d’années. Si tant que ne l’ayons, car les deux connards s’étant faits dégommés en mode kamikaze, il va devenir difficile de démêler le vrai de l’affabulation. Les morts ne parlent pas, n’est-ce pas ?

    Que dire de cet acte qui n’ait pas déjà été disséqué par les médias mainstreams, que je n’écoute toujours pas du reste… Mais rien ! Il n’y a rien à en dire, justement. Puisque nous n’en savons que des échos, sur quelles bases solides pourrait-on argumenter ? Aucune ! Oh ! Pourtant, ce n’est pas fini, ça ne fait que commencer, ça va continuer de nous gangréner malgré nous. Comme si le travail des sapes commis par des décennies de « crise » ne suffisait pas à amollir nos cerveaux.

    Le plus idiot dans tout cela c’est que ces malheureux dessinateurs que nous porterons hypocritement aux nus seront instrumentalisés à droite et à gauche, voire serviront de parfait porte-étendard à l’Extrême Droite,[1] cette Extrême droite rampante qu’ils n’ont jamais cessé de brocarder même au pire de leur forme ! Ironie dramatique quand tu nous tiens…

    Alors avant d’entamer de grands discours, l’œil torve empli de certitudes, l’écume haineuse à la gueule, regardez-vous un peu pour voir si votre reflet ne vous renvoie pas l’image d’un beauf à la Cabu !

    Ma seule conviction c’est que le meilleur moyen de dépasser ce bourbier est de continuer à noircir des pages, quitte à déplaire. Ceci nous a rappelé que le crayon et la plume ont conservé intacte la magie qui les entoure.

    2015 promet d’être une belle année pour les ordures. Il ne manque plus que TAFTA passe et je pourrais dire que nous allons couler dans un océan de merdes si profond que nous n’en remonterons probablement jamais.



    Une BD largement fréquentable...

    Récemment, je me demandais pourquoi je n’arrivais plus à écrire de la Scince-Fiction comme à mes balbutiements adolescents. Les derniers mois m’ont suffisamment donné de matière à vomir pour trouver un début de réponse à la question. Non pas que je n’aimasse plus la SF, mais plus les années avance et plus je découvre effaré que mon imaginaire patine par rapport à la réalité. Ce commentaire n’englobe pas la SF de type poétique dont les ressorts ont plus avoir avec la Fantasy et le Fantastique que la véritable anticipation.

    Revoyez et relisez vos classiques ! Le futur c’est maintenant ! Les pires prévisions qu’ont pu faire les auteurs des années 50-70 sont désormais bien ancrées dans notre quotidien…

    Je me rappelle qu'enivré par les trips paranos de Phillip.K.Dick et Richard Matheson, je visualisais ce moment où nous serions tous obligés de contracter 2.300 assurances tandis que nous cotiserions pour une hypothétique retraite à 80 ans. Depuis un nabot est devenu le président de la France et a explosé « le tabou des retraites. ». Sur les traces nihilistes de notre Napoléon bis, des politiciens belges veulent monter l’âge de la retraite à 69 ans...

    Comment encore faire de la SF dans ce contexte ?

    J’ai pourtant essayé plusieurs fois avec des versions space opera du personnage d’Ethel Arkady mais ces tentatives n’ont jamais abouti. Il me manquait toujours quelque chose…

    Je n’arrive plus à me projeter dans un futur, fut-il lointain ou proche. En conséquence, l’univers que je construis autour d’Arkady s’axe à la fois dans le passé et dans la dernière partie sur un présent/futur très légèrement fantasmé. Ce n’est donc pas de la SF, ni de la Fantasy… Et n’ayant pied nulle part, tout du moins je le souhaite ainsi, il m’est loisible d’écrire comme je le veux.

    La Fantasy ne se penche que rarement dans ses soubassements sur des thématiques contemporaines. Notre rapport à la technologie, aux médias et à la politique lui est presque étranger. Le prisme indispensable de la fiction par rapport à l’altérité du présent me paraît avoir été laissé en friche. Je n’ai pas la prétention d’avoir lu tout ce qui ce faisait en Fantasy ou même en SF, ce serait impossible, mais sur la majorité des productions qui me passent entre les mains, et c’est déjà un beau panel, un très petit pourcentage se préoccupe de questions ayant un rapport plus ou moins lointain avec la réalité que nous vivons.

    La littérature de genre des débuts, jusqu’à la fin des années 80[2] me paraissait en phase avec le monde qui nous entourait, que ce soit de manière très directe en exploitant une avancée technologique ou de façon bien plus métaphorique. Les déclinaisons actuelles en revanche font preuve d’une fadeur exemplaire. Comme si le moindre élément susceptible d’entraîner une réflexion en avait été soigneusement expurgé.

    Bien sûr la fiction se doit et avant tout d'être divertissante. Elle doit proposer une bonne histoire et emmener le lecteur dans son univers. Mais c’est encore mieux si elle nous amène dans son sillage à adopter un autre point de vue, qu’elle cherche à nous interroger sur notre propre nature paradoxale.

    À mon humble niveau, c’est ce que je souhaiterais obtenir. J’ai toujours ce désir de ne pas présenter un texte insipide, sans fond, qui ne reprendrait que les stéréotypes que l’on attend de tel ou tel genre. Je veux me servir des genres et non être asservi par eux.

    D’où la forme chaotique qu’adopteront les Aventures d’Ethel Arkady, chaque nouvelle pouvant sauter dans le temps, être simplement divertissante ou posséder dans ses soubassements une allusion à un sujet qui m'interpelle.

    3. La Mort programmée de la Littérature (et affiliés…).

    Le système éditorial est une vieille chose moribonde encore agitée de quelques soubresauts qui nous envoie à la face des pets chargés d’effluves nauséabonds dans le fumet desquels nous pouvons distinguer des fragrances de Marc Levy, d'Amélie Nothomb et autres mastodontes multi-récompensés.

    La fuite en avant du monde du livre me fait peur. Ça sent la naphtaline. Que ce soit dans la Littérature ou dans la BD, ça se crispe, ça coince. Les rotatives tournent de plus en plus vite. Les ouvrages n’ont pas le temps de se gagner un public à la force de leurs idées qu’ils sont éjectés, direction le pilon, pour laisser place à la dernière blogueuse à la mode, à la dernière première dame bafouée.

    Et je ne parle pas de l’horreur logistique qu’entraîne cet état de choses dans mon boulot de bibliothécaire. Même avec un budget assez conséquent, c’est impossible à suivre. C’est ubuesque. Que les auteurs publiés ne touchent plus leurs vies ne me surprend pas quand on voit que la durée d'existence d’un livre ne dépasse pas les deux mois. Certains insectes vivent plus longtemps !

    Cette surproduction étouffe la pluralité de la culture, la tue. Au final, seuls ceux qui ont une promotion digne d’un blockbuster vont réussir à surnager, là où tant d’autres crèveront. Pourtant parfois des petits éditeurs mettent les mains dans le cambouis et accouchent d'un remarquable boulot, exhumant des perles des limbes de l’histoire artistique. Je les salue au passage et les remercie.

    Reste qu’il manque à mon sens une injection de sang neuf dans tout ce bordel. Je serais bien en peine de lister toutes les aberrations systémiques qui gangrènent l’économie du livre, elles sont si nombreuses que cela donne le tournis. Je laisse à des plus patients que moi le soin de se pencher sur la question.

    Dans ce microcosme, les rondes jambes et la cooptation mènent la danse. Je n’y ai pas ma place. J’ai déjà fort affaire, pris entre mon travail alimentaire et une santé parfois déficiente pour me soucier de plaire à untel ou à untel dans le mince espoir que celui-ci daigne jeter un œil approbateur aux modestes fruits de mes efforts.

    J’ai parcouru le long du dur chemin que l’on fait suivre aux auteurs débutants en quelques occasions. Chômeur à l’époque des faits, j’ai malgré tout sacrifié mon maigre pécule sur l’autel de l’un ou l’autre festival de BDs, arpentant des allées empestant le plastique et polluées par des sourires papelards. On a fait des promesses, aucune n’a été tenue.

    Je regrette amèrement d’avoir fait ces démarches, d’avoir engagé une somme de travail, colossale, auprès de dessinateurs croyant tout comme moi dans les possibilités de l’histoire que nous mettions sur pieds. Je suis d’autant plus agacé par cette situation quand je vois les livres et les BDs indigentes qui sont vomis par ce système[3].

    Alors non ! Mes propres productions ne sont pas parfaites. Qui peut prétendre à la perfection ? Elles sont ce qu’elles sont, mais en l’état je les pense ni pire, ni mieux que ce que je peux parfois feuilleter dans les étals des librairies.

    Et si c’est le cas, si elles peuvent trouver un public, se tordre dans tous les sens pour parvenir jusqu’à toi, lecteur, pourquoi n’userais-je pas des plate-formes éditoriales disponibles sur le Oueb ?

    Car c’est peut-être dans les entrailles de silicium que joue le futur de la littérature !

    4. Et donc...


    Recherche pour la couverture de Massacre Payant...


    Donc au fil des ces quelques réflexions que je me désole de vous imposer, mais qui sont restées depuis trop longtemps coincées dans ma gorge, quelle est la suite des événements ?

    Pour certains projets en cours, je continuerais les démarches éditoriales, en sachant que les chances sont infinitésimales. Pour d’autres, et notamment tout ce qui relève du Cycle d’Arkady comme je l’appelle, ce sera peu à peu mis à votre disposition sur la grande toile d’araignée.

    Si j’ai ne serait-ce que deux lecteurs, je considérerais cela comme une victoire ! Oui, je me contente de peu, mais je ne suis pas Valérie Trierweiler.

    En outre, les récits resteront accessibles aussi longtemps que le Web perdurera. J’en imprimerais également certains pour l’une ou l’autres occasions particulières.

    Produire de A à Z une nouvelle, un fascicule est une gageure. Il est toujours préférable d’avoir derrière soi une équipe éditoriale plutôt que de faire tout le boulot soi-même. Parce qu’il apporte un œil frais, un recul et un préposé à la correction des manuscrits, l’éditeur est un auxiliaire irremplaçable. S’en passer c’est ralentir singulièrement le temps d’écriture. Mais je crains soit de n’avoir pas assez de talent, soit de ne pas être commercialement fiable pour parvenir à convaincre un éditeur. Pour le moment au moins.

    Pourtant, je suis un pathétique accroc à l’écriture. Il faut bien que les récits tentent de trouver un lectorat, qu’ils volent de leurs propres ailes, dernières fôtes d’aurtografes incluses.

    Les nouvelles que je balancerais sur le Oueb 2.00 comporteront quelques petites lacunes orthographiques. Je m’en excuse d’avance et prie les éventuels lecteurs de faire preuves d’une certaine indulgence.

    Donc les chantiers en court pour 2015 seront :

    — Blog :

    Conséquemment à mon envie de propulser mes récits dans le Oueb, ce site devrait connaître plusieurs changements significatifs.

    — BD :

    1. Monatos (Avec DuarB) : Nouveau dossier, relance des éditeurs… le scénario est complet. Si rien ne se débloque d’ici l’année suivante, nous aviserons avec le dessinateur de ce que nous ferons… Encore un peu de patience…

    2. La Foie (avec Didizuka) : Je compte finir le scénario de cette histoire qui me tient à cœur dans le courant de cette année. Pour la réalisation ce sera un quatre mains avec Didizuka, bien que je ne sache pas encore la forme que cela prendra. Un dossier sera envoyé aux éditeurs…

    3. l’Ordre Noir : J’aimerais revenir à cette aventure en solo (pour le moment), mais la BD demande énormément d'investissement. Mes conditions d’existence actuelle font que pour un tas de raisons indépendantes de ma volonté, ce temps et surtout l’énergie me manque. Pourtant, l’envie de continuer cette histoire me taraude. Le synopsis est complet, la fin écrite et j'ai quelques pages de découpages d'avance...

    — Écrits :

    1. Quelques nouvelles sont déjà presque achevées. Il ne manque que la mise en forme et des relectures par des tiers pour éliminer au maximum les maladresses. Elles comporteront outre une couverture, des illustrations intérieures. Étant par nature modestement ambitieux, je souhaite que chaque histoire ait un style graphique différent.

    2. D’ici fin Janvier je devrais pondre un roman en quelque 52 heures. Un pari un peu stupide fait dans le cadre du Projet Bradbury, initié par l'écrivain/éditeur Neil Jomunsi. Depuis quelque temps déjà j'avais envie d’obtenir un résulte probant dans des délais resserrés, mais j’ai trop souvent tendance à tourner autour du pot. Ce sera la version finale d’une nouvelle intitulée Massacre Payant dont l’intrigue renvoie autant à la crise financière de 2008. [4] j'en reparlerais prochainement...

    3. Il y aura moins d’articles sans lien direct avec mes fictions sur le blog, pour la bonne raison que leur rédaction me demande du temps, et que ce temps, je veux le récupérer pour mes nouvelles.

    4. Si je participe encore à quelques Appels à Textes ce ne sera qu’avec parcimonie, ce type de concours ne m’inspirant que méfiance. Certaines réponses reçues ayant été très peu courtoises, trop laconiques ou carrément absentes après plusieurs relances. Tous les anthologistes ne sont pas à blâmer et je ne généralise pas, mais un peu de respect pour le travail d’autrui me paraît indispensable pour entamer des relations qui ne soient pas unilatérales entre auteurs et éditeurs… Nous ne sommes pas des chiens !

    Et enfin, malgré tout,

    Une bonne année à vous tous.

    ____________________________________

    [1] - Cela fait un moment que je n’avais plus lu de Charlie Hebdo

    [2] - Qu’on me pardonne mes erreurs de datations et autres approximations, si certains d’entre vous ont quelques meilleures notions que votre humble narrateur, n’hésitez pas à combler mes manques dans les commentaires.

    [3] - Heureusement, l'on trouve de bonnes choses de temps à autre, je vous conseille de vous en remettre à ma Bibliothèque des Ombres pour plus de détails.

    [4] - Toute proportion gardée, ce n’est pas un documentaire. Cette histoire est surtout l’occasion de faire de l’œil aux genres cinématographiques du Giallo et du Slasher dont je suis très friand. Ce roman s’inscrit dans le cadre du Cycle d’Arkady et devrait donc être mis en ligne après relecture. (Il faudra quand même compter plus de 6 mois après rédaction du premier jet.)

    lundi 18 février 2013

    Publicité : E-Crucify N°11

    Un peu de réclame pour une ancienne histoire d'Ethel Arkady qui ressort de l'oubli à l'occasion du fanzine E-Crucify. Une histoire complète en 32 pages et pleins d'autres qui vous attendent dans cet ultime opus de cette publication gratuite menée de main de maître par la toujours talentueuse Didizuka.

    Couverture designée par Didizuka

    lundi 31 décembre 2012

    Éphémérides, nouvelle année et rétrospective...


    En attendant mon long article sur les vampires qui célèbre la fin de la saga Twilight comme il se doit, c'est-à-dire en l’enterrant, voici une petite rétrospective de l’an passé... L'occasion aussi d’annoncer que dans les mois à venir, ce blog devrait évoluer pour se métamorphoser en une véritable vitrine de mes différents travaux mais ceci est une autre histoire…



    La nouvelle année est l’occasion de tirer des bilans, je vais donc sacrifier à la tradition. Si ce blog continu vaille que vaille son existence, on ne peut pas vraiment dire que l’affluence soit au rendez-vous. Sans surprise c'est la rubrique « Foutages de Gueule Ultime » qui reçoit le plus de visites, lesquelles sont prétexte à débat sur l'état déplorable de la création. Malgré le plaisir que j'éprouve à y épancher mon inépuisable fiel, je préfère de loin me plonger dans la rédaction des univers d’Arkady et de ses joyeux compagnons, aussi cette rubrique ralentira-t-elle dans les mois qui viennent. Les imbéciles et les fils à papa ont tellement vérolés la production francophone dans tous les médiums que je n'en vois plus l'intérêt...

    Aüz, dessin préparatoire par Didizuka.

    Des heureux changements personnels m’ont amené à prendre un immense retard dans mes projets Bds ou de romans. Ainsi, Un massacre payant  mettant en scène Ethel Arkady est reporté, mais j’espère le boucler avant fin 2013. Une autre histoire de maison hantée écrite en parallèle devrait suivre.

    Prime-Time, premier essaie de couverture. Dessin par Horlod.

    Au niveau des Bds la plupart des collaborations se sont arrêtées en court de chemin. Soit les dessinateurs se sont lassés (proposer une fiction en ces temps de crises demande une certaine dose conséquente d’abnégation, de patience et de rouerie. A moins d’être adoubé par la naissance, c’est un parcours du combattant dont on a peu de chance de ressortir indemne.), soit il y a eu des différends artistiques. Ainsi, Prime-Time, Wall-Street Payback, La Fille aux Yeux de Diamant, La Foie et La Dame Noire demeurant à l’état de friche. Je consacrerais une nouvelle rubrique à ce sujet. Chacun de ces scénarios bloqués est susceptible d’être repris. Certains sont plus finalisés que d’autres mais tous méritent de croiser le chemin de lecteurs potentiels et d’exister.

    La Fille aux yeux de Diamant, recherche pour le personnage de Charon par
    Alain Letroye. 

    Seul « Monatos » avec le dessinateur DavB progresse très lentement. Mon activité de bibliothécaire me permet de manger, d'avoir un toit et plus de confort mais c’est un frein chronophage et mes histoires n’avancent plus que par soubresauts successifs. Comme d’autres, je suis confronté aux affres du boulot alimentaire et à ses conséquences néfastes dont l’épuisement nerveux. Ecrire ou dessiner se transforme en torture après s’être agité, toute une journée enfermée face à des lecteurs quelquefois odieux avec le personnel. Si les idées trottent dans le crâne, leur faire passer le cap de la main exige certains jours trop d’efforts. Je ne relancerai pas le débat sur la professionnalisation de l’activité artistique tant la question, soulevé sur de nombreux forums se métamorphosent souvent en une foire d’empoigne ou les insultes volent bas.


    Une étude d'Arkady pour Wall-Street Payback.

    Débuté en 2011 Aüz, un projet BD avec Didizuka, devrait renaître de ses cendres courant 2013. Il en est de même pour le chapitre des aventures d’Arkady se déroulant dans les années 1920 dont le story-board est presque achevé, mais dont j’ai la flemme de commencer les planches.

    La Dame Noire, dessin de Nicolas Pitz.


    Pour autant 2012 est-elle une année à marquer, comme les autres d’une croix noire ? Non. Malgré un ralentissement prodigieux de ma capacité de production, il y a eu quelques avancés. Ainsi la publication d’une nouvelle « La Cathédrale de Chair » pour un Appel à Texte, ainsi que ma participation aux recueils de Roman Francophone pour les anthologies Handicap et Artistes. Pour tout ceci, je me dois de saluer bien chaleureusement Didizuka, Sissy Pantelis et Tomthomas Krebs qui ont bien voulu prendre sur leurs temps et relire les horribles premiers jets.


    La Foie avec les Frères Fradet.

    Enfin, une de mes collaborations avec la même talentueuse Didizuka sur le One-Shot « On lave son linge en famille », hommage aux vieux comics d’horreur comme « les contes de la crypte » s’est matérialisé et se diffuse petit à petit dans d’autres pays que la France. Je crois que sous ces auspices, je dois me résoudre à ne plus postuler dans la vieille Europe, mais ailleurs, ou l’on apprécie encore les récits fantastiques…

    Couverture de Monatos par DavB


    À bientôt en 2013 pour de nouvelles aventures donc…

    Une autre illustration de Didizuka pour On lave son linge sale en famille...


    PS : Le passage d'une année à l'autre est souvent l'occasion de faire des petits "Best of". Voici donc ce que je retiens de cette merveilleuse année.

    En vrac : Le mieux : Sarkozy a dégagé !! Le pire : Il a laissé derrière lui un pays ravagé par le communautarisme et la haine. Il faudra beaucoup de temps pour que le paysage politique français (mais pas seulement) s'en remette.

    Cinéma : Des rares films de 2012 pour lesquels je me suis déplacé, c'est ParaNorman (L'étrange pouvoir de Norman) qui mérite les éloges. Scénario en béton, réalisation impeccable, le film conjugue à merveille l'horreur au conte pour enfant sans les prendre pour des glands.

    A l'opposé du spectre, Prometheus restera le film de merde ultime, le mètre étalon du genre, boursouflé de prétention artistique, gangrené de médiocrité scénaristiques et de maladresses dans la réalisation. 




    A côté de cet infect étron, même le très médiocre The Dark Knight Rise et sa polémique journalistique moisie passe pour un chef-d'oeuvre, c'est dire ! Quant à Pixar, il confirme tout le mal que je pense d'eux avec Rebelle, une production qui porte très mal son titre...

    BD : En tant que bibliothécaire, je lis aussi pas mal de BD. 2012 fut une année chargée de livres (4000 sorties environ) mais au final peu d'ouvrages retiennent l'attention. Je parlerais seulement de l'apparition sur le marché du comics de l'éditeur Urban Comics qui exécute un travail titanesque pour la reconnaissance du médium à travers de belles rééditions des classiques de Vertigo et de DC comics. Certes cela fait très mal au porte-monnaie mais au moins sommes-nous vengés des délires de Panini comics...



    Un titre ne cesse de surgir dans ma tête, c'est l'excellent Nou3 de Grant Morrison et Franck Quietly, mélange incroyable de SF cyberpunk et d'émotions dans lesquelles nos amis à quatre pattes sont pris à partis dans des guerres humaines qui ne les concernent pas....

    Signalons un éditeur peu connu : les Editions Muffin qui font dans le Yaoi américain avec une aventure "gay" de Sherlock Holmes (une thèse largement mise en avant dans les films de Guy Ritchie) dans "L'aventure du Concussoris Magnus" dont l'impression, la mise en scène et l'histoire en font un des meilleurs mangas du moment.



    Dans le registre du foutage de gueule ultime, outre le coup marketing de La Page Blanche, n'oublions pas Glénat, éditeur peu scrupuleux qui fait payer au prix fort le manga 2001 Night Stories en crachant à la figure des lecteurs avec une finition de merde, un papier glacé pourri qui prend les empreinte de doigt et une reliure collée. Pour 99€, l'acheteur peut exiger un peu plus d'effort....