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    dimanche 1 novembre 2026

    Les Chroniques de Yelgor : La Fêtes des Djoros (par Horlod)

    Pas d'article trop long pour ce mois-ci, puisque le dernier m’a demandé pas mal de temps. Comme j’ai achevé les Chroniques de Yelgor 2 et 3, je posterai encore les illustrations qui l’enlumineront au cours de l'année, au fur et à mesure qu'elles arriveront à terme. Horlod a saisi d’une excellente manière le duel « amical » entre une jeune Allytah et Orkeä Aj Vijjsas, la cheffe d’un clan hyksos dans lequel nos héros sont accueillis avant de reprendre leur quête de la princesse Célimène, laquelle leur causera bien des ennuis ! Je remercie le dessinateur pour son sens du mouvement et sa mise en scène énergique.

     

    lundi 6 juillet 2026

    Les Aventures d'Ethel Arkady : Arkady contre les Vampires !

    Après avoir connu un soleil de plomb, voici que nous avons eu quelques jours de répit, ce qui me permet de vous présenter un dessinateur, Zuleta avec lequel je produirai, si tout va bien, un nouveau comics Arkady ainsi que quelques illustrations. Notre rencontre fut marquée par des événements à la fois cocasses et bien embêtants. 

    Suite à un concours de circonstances assez ubuesque, il a réalisé non pas une image, mais une page de BD mettant en scène Ethel Arkady et c’est évident : nous parlons la même langue artistique. Comme il habite dans mon coin, nous essayons de nous voir et après une nouvelle série de hiatus abracadabrantesques, les étoiles s’alignent enfin. 

    J’espère donc que Zuleta restera quelque temps dans mes univers ! En attendant la suite des événements, voici la fameuse planche dont la qualité et l’énergie m’esbaudissent. Tout le personnage de ma féline favorite s’y trouve. Elle ne correspond à aucune histoire en particulier, j’ai laissé les rênes de la fiction, mais j’aime beaucoup le résultat !


     

    mercredi 11 mars 2026

    Les Aventures d'Ethel Arkady : Un Dîner en Ville

    Nous sommes au mois de mars et alors que 2026 a bien entamé sa pente vers l’horreur, je continue mon programme de publication, parce que la fin du monde ne m’a jamais empêché d’écrire. J’avais montré précédemment la très belle couverture de Huba pour les aventures d’Ethel Arkady, voici donc celle que j’ai réalisée pour l’occasion. 

    Aujourd’hui, je vous présente la mise en page d’Un Dîner en Ville, un court récit des Aventures d’Ethel Arkady où une simple négociation mondaine tournera au duel psychologique mortel.

    Vous noterez que la police de titre est la même que celle de la BD, ce qui relève d’une direction artistique logique puisque cette histoire se place dans la filiation directe de la saga très particulière de Pornopolis. La palette, avec les nuances de pourpre, de magenta et de violet, que j’ai imposées aux illustrateurs qui ont travaillé sur cette saga, a été pensée pour créer une forme d’homogénéité. Ce trio de couleurs symbolise le sexe et le musc et je l’ai donc exploité dans tout ce qui se rapporte de près ou de loin à l’érotisme. Je me suis beaucoup inspiré du film From Beyond de Stuart Gordon et en particulier de la photographie saturée de Mac Ahlberg qui m’a marqué au fer rouge. J’ignore si ce choix m’est personnel, ou si l’œuvre de Stuart Gordon vue durant mon adolescence, m’a tellement impressionné que j’ai associé ces couleurs à tout ce qui concerne la pulsion libidineuse, mais cela m’apparaît comme une évidence.

    Pornopolis demeure une énorme parenthèse dans les Aventures d’Ethel Arkady – avec Adélaïde –, ce qui me met d’ailleurs en face d’un de mes plus gros problèmes : j’allonge la sauce quand une histoire m’emmène dans des thématiques si nombreuses qu’il ne me reste d’autre solution que de partir dans un mode exploratoire.

    Heureusement, Un Dîner en Ville appartient à la catégorie des courts récits, circonscrits à un instant dans la vie de mon héroïne. Je souhaitais montrer la complicité entre Ethel Arkady et la sémillante Akemi Himiko, aussi quoi de mieux qu’une négociation mondaine, pleine de dangers invisibles, pour tester leurs liens dans les flammes de l’enfer ? Avec sa forme en huis clos, ce récit me restreint à une efficacité et à une économie de moyens qui me reposent entre deux monstres littéraires. Un second avantage à cette brièveté se trouve dans la faible durée de rédaction et de polissage, du premier jet à la publication, il ne s’écoule guère qu’un ou deux ans, là où d’autres histoires m’en demandent plus du double.

    J’espère que cette histoire, riche en rebondissements, vous plaira. Elle ne s’adresse pas à des lecteurs prudes ou qui flancheront suite à des vapeurs à cause de scènes extrêmes, que ce soit dans le sexe ou l’horreur graphique – je m’en donne à cœur joie dans les deux – mais pour peu que ce soit votre came, je pense que vous vous en délecterez.

    Ce genre de format me plaît d’autant plus qu’il rappelle à mon bon souvenir le temps béni de la collection Gore chez les défuntes éditions Fleuve Noir. J’assume cette glorieuse filiation avec aplomb, que ce soit dans l’humour noir, la présence de séquences bien crades et d’autres qui sentent les aisselles, le sperme et la cyprine, mais le tout avec une certaine recherche littéraire. De quoi vous mettre l’eau à la bouche avant le plat de résistance.

    Quant au premier volume de Pornopolis, j’ai de bons espoirs de le sortir avant le Festival Fantastique de Bruxelles où je serai exposant, pour ceux qui souhaitent me dire bonjour… 

    Comme d’habitude, l’ouvrage est disponible au format papier ou Kindle, mais j’avoue que je suis un inconditionnel du format physique et il est surtout pensé pour celui-là.


    Extrait : 
    « Arkady, qui percevait l’ironie mordante avec laquelle Himiko cinglait son public, n’existait plus que comme un tronc dont la tête, ceinturée par un filin, contemplait sa vulnérabilité absolue. Ses mains, ramenées en arrière, ne lui servaient plus à rien, et l’angle de pliure suggérait même qu’elles avaient disparu, ne lui laissant que des épaules pour toutes articulations.  »


    dimanche 14 décembre 2025

    Les Chroniques de Yelgor : L'Homme d'Acier ! (by ExpExp) & OMB N°4

    Nous voici en décembre et avec lui le spectre de la fin d’année et les bilans douloureux, mais ce n’est pas pour cela que je vous abandonne ! J’ai encore quelques munitions dans ma musette, même si je l’avoue l’année s’avéra très éprouvante, mais nous traiterons de cela dans les éphémérides.

    En attendant ma dissertation sur la construction du monde de Yelgor, ce que je n’ai pas le loisir d’accomplir pour le moment étant donné que mon boulot alimentaire est entré dans une phase dite de « stupide frénésie pré-Noël », je vous présente une nouvelle illustration d’ExpExp, un de mes plus vieux complices. Étant donné son style très particulier, je lui confie les chapitres qui s’accordent le plus à son tempérament. Il décline souvent un même thème graphique selon plusieurs configurations, et je vous les partage toutes, parce que, hey ! C’est Nowel, putain !

     



     

    Dans ce chapitre, j’entérine de manière définitive que mes Chroniques de Yelgor quitte les terres de la fantasy pure pour un mélange bâtard qui mêle plusieurs genres, dont la Science-Fiction avec la présence de cet antagoniste qui renvoie à un certain super-héros dont j’avais trééééés envie de me moquer !

    Ce qui m’amène à une autre considération : en cette période où on s’embrasse en proférant plein de promesses qu’on ne tiendra jamais, sachez que j’ai été publié dans un fanzine dirigé par le même ExpExp qui mène un équipage d’artistes aussi cinglés que moi-même : OMB n° 4 ! Vous pourrez ainsi suivre un de mes rares BDs autour du personnage d’Ethel Arkady dans sa version années 20 et des merveilles par milliers vous attendent ! Sous le sapin, ce sera trop la classe !

     

    dimanche 9 novembre 2025

    Dessin du Dimanche : Un Mariage bien Tempéré (03) :Shangir Althea et Bardolphe de Savigniac

    Ouvrons le mois de novembre avec la suite et la fin de mon triptyque d’illustrations pour le scénario de jeu de rôle « Un Mariage bien Tempéré ». J’espère cette image retranscrit l'énergie d'une des parties mémorables que j'ai menées. Je me suis bien amusé à représenter cet affrontement qui est resté gravé dans mes souvenirs. 

    En parlant des Chroniques de Yelgor, j’ai achevé le deuxième volume après un bon moment à l’écrire. Je pense qu’il me manque l’une ou l’autre illustration et quelques relectures, mais peut-être que j’arriverai à le proposer en sortie courant 2026-2027. Les illustrations ralentissent bien sûr le processus, mais ce récit perdrait de sa spécificité si je les supprimais ! En cours de rédaction, je me suis rendu compte avec horreur que mon envie de décloisonner cet univers en gestation m’a amené à multiplier autant les personnages que les décors divers et variés, et avec cela un brûlant désir de les explorer. Du coup, le second roman a dépassé mes prévisions et me voilà avec entre les mains une presque trilogie bientôt achevée. Cela ne clôturera même pas les aventures d’Allytah et de ses comparses, puisque je ne suis toujours pas arrivé au bout du premier arc, mais je m’amuse comme un petit fou avec le monde de Yelgor. Cette aventure, entamée dans le cadre d'un pari de rédaction rapide s’est transformé malgré moi en une véritable mine d’or.

    La comparaison avec un filon aurifère n’est pas dénuée de justesses, j’ai établi la mystique des prêtresses d’Ejulie en deux jours de fièvre. Cet Ordre principalement féminin (mais pas que…) arpentait déjà çà et là les terres de Yelgor, mais jusqu’à maintenant, à part le fait qu’il comportait en son sein de redoutables guerrières, j’ignorais beaucoup de choses à leur propos. Il s’est concrétisé devant mes yeux en moins d’une semaine, et j’ai été pris d’une fièvre créatrice assez épuisante. C’était comme si l’une d’elles m’avait narré tous ses secrets avant de décéder. J’ai compris, leur fonctionnement, me retrouvant en possession d’une des premières religions immanente et matérialiste de la fantasy. Enfin, je crois… 

    Allytah a autrefois tué l’une d’entre elles, usurpant sa place dans le quatuor, mais des circonstances de tout cela, je ne savais rien. C’est désormais réglé, mais à côté de cela, un nouvel embranchement d’histoires concernant ces prêtresses, que j’ai renommées « Les Errantes », est apparu. Elles m’ont fasciné et j’ai la sensation d’être tombé dans le terrier du lapin blanc en les découvrant. Je sais déjà que pour deux de ces histoires j’ai assez de matière pour deux romans de taille modeste. J’ai commencé en urgence la rédaction de l’un d’eux en même temps que de la suite des Chroniques tant celui-ci me brûlait les doigts, ce qui met un peu à genoux mes articulations !

    Je reviendrai sur Les Errantes et leur conception afin de discourir sur ma manière de penser la « création de monde » (ou Worldbuilding, mais je n’aime pas ce mot), un de ces domaines des littératures de l’imaginaire qui me paraît souvent assez mal compris et source de beaucoup trop d’épuisements artistiques ! Errantes qui forment d’ailleurs un groupe idéal pour le jeu de rôle, puisque chacune d’entre elles possède une spécialisation bien particulière... Et je lancerai une campagne les concernant, malgré le fait que je sois bien en peine pour trouver un système qui convienne à ce concept très particulier…

    Sur ce, je retourne en leur compagnie sur la route sans fin !


     

    jeudi 16 octobre 2025

    Les Chroniques de Yelgor : Allytah & Eldridge

    Malgré les calamités qui s’abattent sur mes épaules comme la misère sur le bas peuple, je ne renoncerai jamais à l’art ! Heureusement, certain jour, de bonnes nouvelles tombent, quoique l’impact de celles-ci s’avère d’une importance toute relative pour le commun des mortels, mais pour votre serviteur, elles revêtent la forme d’un émerveillement qui l’extirpe de la boue d’un labeur de plus en plus frustrant et vide de sens. Ainsi cette nouvelle illustration vous emmènera tout comme moi dans le Royaume de Yelgor pour la suite des aventures d’Allytah et de ses amies ! 

    C’est l’artiste Huba, qui a officié sur le Dîner en Ville, qui s’est chargée de sa composition, et j’en suis très content ! Il reviendra pour d’autres histoires, étant donné que cette collaboration s’annonce fructueuse. Il s’est bien emparé du personnage pour cette image glaciale dans laquelle notre Noctule explose dans une colère homérique contre le chevalier Eldridge qui n’en demandait pas tant. J’apprécie sa reprise, d’autant qu’Allytah s’est déjà bien cristallisée : il a donc dû trouver l’équilibre entre sa propre vision et l’esprit du personnage, ce qui demeure un exercice mental loin d’être évident en plus d’une certaine humilité. Malgré cela il a su lui insuffler autant de puissance que de féminité à fleur de peau. 

    J’aime toujours autant me perdre dans cet univers, lequel se détache peu à peu de la fantasy « pure et dure » pour voguer sur le territoire de la science-fantasy apocalyptique et crade, tout en conservant des rogatons de gore. On ne se refait pas ! Une soupe bien épicée et étrange qui me correspond, bien que je vous confesse être bloqué devant un dilemme : le récit principal s’étend sur plus de 600p. au format « livre de poche » et je m’aperçois que je ne suis pas encore arrivé à la moitié du second tome. Là où le premier était sec et sans fioriture, étant donné qu’il a été conçu dans un cadre performatif et que donc mes choix esthétiques ont découlé ces conditions, imposant presque l’emploi d’un huis clos, cette suite se mue en une envie d’exploration tous azimuts, hantée par une multitude de personnages, or, en termes de romans plus tentaculaires que le grand Cthulhu lui-même, j’avoue que je sature un peu.

    Du coup, j’aimerais le couper, mais voilà, où placer la césure ? Les deux temporalités sont liées de façon inextricable (Allytah explique comment elle a perdu son bras dans un duel contre sa sœur pendant son exode hivernal) et je n’ai pas atteint de climax dramatique qui me permet de trancher dans cette abondante matière avec élégance. Ou alors, je sépare les deux histoires, mais cela perturbe l’équilibre des deux récits enchâssés (une autre de mes marottes), puisque le premier (le présent) est narré de manière omnisciente tandis que le second est raconté par Allytah elle-même. Le fait que ce soit la conteuse de ses aventures justifiait l’emploi de la première personne – puisque c’est sa sensibilité et subjectivité qui mène le tempo –, mais sans son intervention ce choix s’avère moins pertinent et m’obligerait à tout réécrire. 

    Qu’est-ce que vous préféreriez, vous ? Que je coupe au hasard, après un nombre de pages définies arbitrairement par une IA dépressive, ou que je vous abandonne sur un cliffhanger putassier digne de J.J.Abrams ? À moins que je ne vous laisse après un climax cathartique (ce qui demandera plus de pages, mais vous êtes venu là pour souffrir, non?) ?



    vendredi 15 août 2025

    Les Aventures d'Ethel Arkady : Un Dîner en Ville

    Retour aux aventures de ma chère féline, avec un nouvel artiste aux commandes, que vous reverrez en ces pages, je le pense… Huba s’empare donc de mon univers pour un temps pour y adjoindre son style énergique et anguleux. Ce qui me donne l’occasion d’expliquer un peu le pourquoi de mes différentes associations avec des illustrateurs.

    Je ne vis pas de mes créations et même si j’ai déjà vendu quelques nouvelles à de petites maisons d’édition, convaincre les décideurs d’acheter un concept aussi nébuleux et franchement casse-gueule que les Aventures d’Ethel d’Arkady (ou même les Chroniques de Yelgor) est devenue une gageure, d’autant que mon style n’entre dans aucune case qui permette de le marketer à la sauce frigotartinable contemporaine. S’ajoute à cela mon goût pour la provocation, un tantinet gratuite, héritage de mon passé punk ainsi que le mélange de gore, d’érotisme, et d’impertinence qui marque les tribulations de mes héroïnes, comme autant de difficultés supplémentaires. En parlant d'Arkady et d'Allytah, dire qu'elles ne correspondent pas mieux aux canons de notre époque frôle le pléonasme (elles me disent dans l’oreille qu’elles s’en carrent les ovaires !). Ce cocktail détonnant, mais auquel je n’ai pas envie de renoncer, me condamne dans les franges les plus obscures du monde littéraire. J’aurai plus de chance de toucher trois fois le gros lot au loto que de parvenir à percer, en dépit du travail acharné que me demande chacune de mes histoires. 

    L’écriture est la plus ingrate des muses artistiques, car l’auteur, devant sa feuille ou son écran reste incapable de partager ses emportements, ses joies ou ses doutes. Et pour cause : nonante pour cent de son labeur demeure secret. Un texte ne devient lisible qu’à la suite d’un épuisant processus alchimique, un long raffinement dans lequel les mots, les paragraphes et les séquences se purifient. Pour un livre fini, six autres se trouvent à des étapes plus ou moins achevées : restructuration, deuxième ou quatrième jet… De tels chantiers appartiennent à l’ordre de l’embrouillamini illisible, avec des coupures dans tous les sens.

    Or, les illustrations, le dessin à cette particularité aimable d’être compréhensible de manière immédiate. J’avais d’abord limité celui-ci à deux sagas très spécifiques : Pornopolis à cause des liens existant entre les arts et l’érotisme et ensuite Les Chroniques de Yelgor car le support visuel apporte une densité appréciable à un monde de fantasy, mais je constate que cela me frustre de plus en plus de ne point présenter mes travaux en courts. Et comme je touche un peu plus d’argent de mon activité civil, pourquoi ne pas en investir une part congrue pour créer quelques visions appartenant à ces textes souterrains ? Ce ne seront pas des couvertures, qui relèvent d’un autre type de réalisation, mais ces images alimenteront ce petit espace d’oueb, et soulèveront un voile pudique sur ces récits en devenir !

    Et donc… Un Dîner en Ville, de quoi ça parle ?

    Eh bien… J’avais envie de revenir un peu sur le duo improbable formé par Ethel Arkady et Akemi Himiko et de les projeter dans un tourbillon d’érotisme et de combats dantesques. Je prévoyais d’écrire une novella pulp, mais rendue au-delà des 150.000 signes, j’ai entre les mains ce qui constitue déjà un roman de la taille d’un bon vieux Gore de chez Fleuve Noir, collection dans laquelle ce texte se fut inséré à la perfection. 

    Mais je n’ai toujours pas parlé de l’histoire… Elle se situe entre le deuxième et le troisième tome de Pornopolis, et elle suit les (més)aventures de nos deux fées invitées à un banquet très particulier dans l’antre du « Seigneur des Morts Étranges »… Un charmant personnage qui donnera bien du fil à retordre à leur duo !


    samedi 10 mai 2025

    Les Contes de Yelgor : La Nuit de la Poussière !

    Vous avez dû apercevoir les dernières illustrations pour une couverture représentant Allytah & sa disciple Jôkanès… Eh bien, c’est que j’ai commencé une sorte de « nouveaux cycles ».

    Comme le récit du prochain volume des Chroniques de Yelgor me demandera, à vue de nez, quelques années supplémentaires de travail, je me suis dit qu’un autre cycle composé de nouvelles séparées du corpus principal constituerait un bon apéritif, d’autant plus que cela me donnerait de la matière pour d’éventuels Appels à Texte, encore faut-il que la longueur du texte et le sujet se conviennent aux exigences éditoriale… Sans même parler de ces concours parfois absurdes, s’en tenir à un nombre limité de signes demeure un exercice de concision intéressant pour tout écrivain qui se respecte, surtout pour moi qui m’étale souvent dans d’interminables descriptions, telle une copie « wish » de Victor Hugo !

    Je me suis déjà un peu étendue sur d'autres aspects de cet histoire dans un précédent article, mais sachez que ce cycle comportera trois nouvelles qui formeront une petite trilogie où l’on suivra le parcours d’Allytah dans la chaîne montagneuse des Karthacias jusqu’à ce qu’elles retrouvent ses compagnons dans les Hautes Marches. Une « mini-saga » qui contiendra son lot de sang, de larmes, de trahisons et de regrets… Le dernier acte sera particulièrement cruel pour notre noctule.

    Peut-être que je procéderai de même pour la séquence « pirate » d’Allytah, puisqu’elle jouxte cette époque de peu. Cette forme composée de brefs récits reliés entre eux me tente de plus en plus, d’autant que je n’ai pas encore cartographié ce monde dans son intégralité. J’aimerais aussi introduire le personnage mystérieux de « Fos » qui a été plus ou moins créé au cours de discussions avec MakuZoku.

    En attendant, j’espère que cette courte, mais intense histoire vous plaira ! En tout cas, j’ai apprécié son écriture et l’illustration qui l’accompagne ! 

    Cliquez sur la couverture pour avoir accès à la nouvelle !

    Pitch :
    Allytah la noctule et sa disciple Jôkanès sont traquées par les « Prêtresses de la Poussière » pour un crime qu’elles n’ont pas commis. Alors qu’Allytah est consumée par un redoutable poison, Jôkanès prend sa défense, mais parviendra-t-elle à vaincre les redoutables prêtresses malgré sa formation martiale incomplète ?

    Extrait :
    « Sexta plongea, lance en avant. Allytah esquiva, puis battit la hampe de la paume. Dans le même mouvement, elle chargea Sexta comme un tricks sauvage, enfonçant son thorax d’un violent coup d’épaule. Le souffle coupé, la prêtresse trébucha en arrière. Allytah dégaina un wakizashi de sa cape et elle se fendit aussitôt. Sexta, abasourdie par la vivacité de la noctule à la poitrine opulente s’écarta de justesse, ce qui lui épargna une mort immédiate, néanmoins la lame lui écharpa le côté droit. L’hémorragie empoissa le flanc et les jambes de la prêtresse qui s’affala dans l’herbe. »

    vendredi 2 mai 2025

    Les Chroniques de Yelgor : Snabbay & les Esclavagistes !

    Déjà le mois de mai !

    Et en mai, fais ce qu’il te plaît…

    Du coup, voici un retour des Chroniques de Yelgor avec une nouvelle illustration pour un chapitre dans lequel quelques esclavagistes ont la très, très mauvaise idée de s’en prendre au groupe d’Allytah. Manque de bol, parmi eux se trouve l’hyksos Snabbay Klyr, laquelle possède l’Ïrmhiksü. Ce pouvoir l’assimile à ce qui correspondrait à une sorte de loup-garou pour le monde de Yelgor. Le brave Maertens-le-Blanc en perdra la mâchoire !

    Je suis très content de cette illustration au crayon, qui porte la signature de Nero, une dessinatrice belge dont je vous invite à guetter les rares travaux, car cela vaut un peu de votre temps. En tout cas, elle a conféré à cette zone un indéniable côté horrifique avec son approche du clair-obscur très tranché, ce qui s’harmonise à merveille avec l’atmosphère des récits de Yelgor. Et rien que pour cela, je lui en suis reconnaissant. Elle rejoint les quelques artistes avec lesquels j’ai très envie de renouveler la collaboration, celle-ci s’étant bien passée !

    Et des chapitres à illustrer, il y en aura quelques-uns, puisque je suis loin d’avoir achevé ce récit-fleuve ! Le premier opus se caractérisait par son huis clos et sa brièveté, le second s’étendra durant… plus de 500p. au dernier avancement. J’apprécie toujours autant mon exploration de ce royaume fascinant aux innombrables merveilles et démons…  


     

    jeudi 24 avril 2025

    Starter Pack : Allytah !

    Après Ethel Arkady, c’est au tour de l’héroïne principale des Chroniques de Yelgor de connaître sa version « Starter Pack », toujours inspirée par le phénomène viral qui sévit sur les rézosocios. Dans ce cadre, comme pour le dessin précédent, je m’interdis d’utiliser les outils informatiques, à part le scanner, évidemment.

    Sans me jeter des fleurs, je suis relativement satisfait du résultat, bien que la pose soit quelque peu classique, l’ensemble résume bien le personnage. À noter que si Arkady paraît un peu moins abouti de quelques degrés, c’est qu’elle était partie d’une vague idée sur l’instant, et qu’Allytah a bénéficié de plus de temps de réflexion et de réalisation.

    Je pense avoir produit un dessin qui, sans être parfait, possède sûrement plus d’âme que les machins en plastique vomis par notre amie Lia. Le but n’a jamais été de me mesurer à elle au niveau de la technicité (ce qui est perdu d’avance), mais de me servir de l’occasion pour un exercice de style.

    J’aimerais m’attaquer à un troisième personnage, mais ce sera dans un avenir un peu plus nébuleux… Nous verrons bien en fonction des loisirs que me laisse mon travail alimentaire.


     

    mercredi 22 mai 2024

    Dessin du Dimanche : Trois Guerriers !

    Un article succinct pour dire que je suis toujours occupé sur l’une ou l’autre histoire et qu’après avoir enfanté dans la douleur d’une courte BD – il faudra que je fasse le récit des incidents aussi rocambolesques qu’aléatoires qui m’ont pris la tête pendant sa réalisation – j’ai enfin réussi à me remettre au dessin. 

    Du coup, je me suis lancé dans la suite de l'illustration que j'avais entamé en janvier, laquelle illustrait une partie de JDR. Après avoir créer les trois personnages plus ou moins d'après les descriptions des joueurs. Et pour prolonger un peu la difficulté et le plaisir, de recourir à linogravure.

    Voici donc les dernières étapes. Après les brouillons des personnages, qui ont une touche issue du cinéma asiatique, voici le décor et les antagonistes : des araignées géantes que j'ai diversifié : au premier plan des mygales et à l'arrière plan, une collections de différentes espèces comme des theridiidaes, des épeires et une néphile...

    D’ailleurs, en marge de ceci, je vous signale que j’ai eu l’occasion de donner une nouvelle interview sur Deviant-Art pour MakuZoku, qui est donc l’illustrateur de certaines de mes histoires… Si vous avez le temps, on s’est bien amusé à faire ça !

    Brouillon.

    Crayonné avec intégration des personnages
     
    Encrage 01

    Encrage deuxième partie, pour changer quelques vêtements des guerriers

    Plaque de gravure. Les parties creusées seront blanches

    dimanche 17 mars 2024

    Les Aventures d'Ethel Arkady : Pornopolis : Akemi Himiko

    Il y a des rencontres qui se concrétisent parfois en une collaboration durable. Celle avec l’artiste MakuZoku est de celle-là. C’est qu’à l’origine, Pornopolis était un scénario de BD (de cul, forcément), avant d’être refondue en un très long roman. Mais mes obsessions graphiques ne me lâchant pas, j’ai voulu qu’à l’instar des Chroniques de Yelgor, Pornopolis soit illustré. Tout comme le genre de la fantasy, je pense que la pornographie se marie à merveille avec le dessin. Bien plus que la photographie (ou même le cinéma), le trait de pinceau vibrant procure, selon moi, un supplément d’érotisme à l’histoire.

    Doutant de ma capacité à conférer un quelconque charme à mon style anguleux, même si je m’engage à réaliser l’une ou l’autre illustration, j’ai tout de même contacté quelques dessinateurs. J’admirais depuis quelques années déjà la sensualité de ses créations de MakuZoku et j’ai sauté le pas d’un mail, sans espoir cependant. Celui-ci a eu l’extrême amabilité de me répondre et nous avons entamé un galop d'essai mettant en scène la rencontre houleuse entre Ethel Arkady et Magda la Reine Rouge.

    Depuis, nous avons entrepris une longue correspondance, laquelle a amené sur la table l’idée de réaliser une courte de BD pour le personnage d’Arkady, que MakuZoku apprécie, ce qui tombait assez bien, puisqu’un des chapitres requérait, à mon sens, une approche plus graphique que littéraire. Nous nous sommes mis d’accord sur les modalités de réalisation, puis, dans un ping-pong de mails qui aura duré un an, je lui ai envoyé mon scénario, planche par planche, puis il m’a répondu par des croquis reprenant mes délires en les ajustant à sa vision.

    Le plaisir que j’ai éprouvé à voir s’animer des scènes est indescriptible, d’autant que le trait vif de MakuZoku apporte une touche unique à l’ensemble. Il m’a aidé à mieux cerner Akemi Himiko lui adjoignant une gestuelle aussi gracieuse que maniérée. Même si elle intervient au début du second tome, cette scène de séduction brutale entre les deux femmes est devenue une de mes préférées. On y trouve toute la rouerie gourmande d’Himiko tandis que la folie furieuse d’Arkady explose dans certaines cases.

    Bien qu’étant intégré au second volume, j’ai mis en page la BD dans une version séparée, trop heureux de pouvoir la proposer à d’éventuel lecteurs, tant elle est dans son ton sans cesse changeant et dans sa dynamique, très proche de ce que j’ai en tête quand j’imagine les récits de ma chère Ethel Arkady… 


    Extrait : 
    « Comme il y a déjà eu pas mal d’aperçus de cette BD sur le blog, je vous recommande d’aller ici, ici, ou encore ici pour vous faire une idée… »

    dimanche 25 février 2024

    Les Aventure d'Ethel Arkady : Verdun - 1916

    Malgré plusieurs projets autour d’Ethel Arkady en court, je me suis dit que j’avais besoin de nouvelles images pour assurer la promotion de mes récits. 

    Comme la collaboration avec MakuZoku se déroule bien, je lui ai donc demandé une illustration un peu décalée du reste, avec comme choix, le personnage à différentes étapes de sa longue existence. Celui-ci a fixé son dévolu sur une période assez sombre – et que je n’ai pas encore exploré – de son existence : son passage en France, à Verdun en 1916.

    Afin de sauver les graines de son amie Florès Altadis, Arkady traversera le no man’s land pour récupérer les bébés dryades et les tirer de la folie des hommes. Démunies, dépouillée de ses pouvoirs, la féline aura fort à faire pour s’extirper de ce bourbier hanté par des vampires que les horreurs alentours ont rendu frénétiques.

    Comme pour d’autres histoires, ainsi d’Ethel Arkady & les Insectes, je possède déjà un synopsis complet pour celle-ci, mais je ne l’ai pas encore développée celle-ci. Je pense que je la rédigerai dès que j’aurais achevé un des récits en court. Placer mon héroïne favorite dans le rôle inhabituel d’une protectrice, doublée d’une mère adoptive de circonstance s’avérera être un intéressant défi de narration et d’exploration de sa psyché torturée et paradoxale.

    En tout cas, je suis très heureux de cette magnifique illustration.


     

    dimanche 20 août 2023

    Les Chroniques de Yelgor : Capitaine Allytah !

    Dans le troisième tome des Chroniques de Yelgor, j’ai prévu d’explorer le passé de notre chère  Allytah dans la piraterie. Je n’ai pas encore eu l’occasion de mettre en scène des pirates. Ce sera désormais chose faite, d'autant plus que le cadre « fantaisistes » des Chroniques me soulage au niveau de la documentation. Je garde le thème, sans pour autant me perdre dans une recherche que je n’aurais guère le temps d’accomplir. 

    Comme les Chroniques sont illustrées, et que chaque volume comporte une carte blanche donnée aux artistes qui collaborent avec moi, c'est au tour de MakuZoku de créer une scène que j’intégrerais au récit. Et il s’est surpassé !

    La réalisation de cette illustration coïncide avec une période pendant laquelle je sombrai lentement, mais sûrement dans le trente-sixième dessous d’un début de dépression, agrémenté de quelques difficultés supplémentaires dans mon travail civil et ma vie de famille. C’est dans ces conditions pénibles que je reçois le magnifique portrait d’Allytah par MakuZoku. Et je ne sais pas comment expliquer cela, mais ce dessin m’a aidé à passer le cap de ce moment délicat. Voir quelque-chose sur lequel on planche depuis quelques années, prendre corps, ça améliore le moral, mais il n’y a pas que ça : l’expression du personnage, son air à la fois haineux et désespéré, amplifié par la sensibilité du crayon parle à mon esprit fracassé, me raconte une histoire. C’est comme si Allytah elle-même me susurrait de ne pas la suivre dans son enfer que je n’y survivrai pas !

    J’ignore le pourquoi du comment, c’est la magie de l’Art. Cela marche sur moi, et je dois une fière chandelle à MakuZoku. J'ai toujours considéré l’art comme une forme de communication qui possède son propre pouvoir, et cette expérience consolide cette intuition… [1]. En certaines occasions particulières, il soigne les âmes éreintées et si ce n’est pas sa fonction première, cela n’en demeure pas moins une de ses plus hautes qualités, mais encore faut-il pour cela que les œuvres soient inspirantes...


     


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    [1] – Un peu hors sujet, mais je parle bien ici de l’IA « artistique ». Beaucoup d’encre a coulé à ce sujet, et je n’ajouterais pas grand-chose, à part peut-être cette pensée : je considère que toutes les formes d’art contiennent, en leurs seins, une forme de magie dans le sens ou chacune aborde une dimension différente de l’expérience humaine ; en ce sens, l’IA appliquée au secteur artistique – en plus d’être du vol pur et simple de propriété intellectuelle – pose un problème philosophique assez grave : comment une série d’algorithmes peut-elle dire quoi que ce soit sur l’existence humaine ?

    vendredi 18 mars 2022

    Les Aventures d'Ethel Arkady : Pornopolis - Aux Bains ! - Teaser 02 (by MakuZoku)

    Toujours dans la réalisation de la séquence BD avec MakuZoku, je n’ai guère le loisir de me consacrer à l’écriture d’articles. Comme la couverture des Céruléens, à sortir dans quelque temps, constituera mon second gros défi graphique de l’année, je me dépêche d’achever cette séquence. Puisque je baigne dans cette ambiance depuis plusieurs mois déjà, je vous propose un nouvel aperçu où l’on découvre que les hostilités entre Ethel Arkady & la redoutable Akémi Himiko franchissent un palier supplémentaire dans la brutalité…

    Jusqu’où iront-elles ? Que fait la police des mœurs ? Rien ne va plus ! La jeunesse se perd, ma brave dame !

    J’espère que vous apprécierez autant que moi l’expressivité des personnages et leurs attitudes belliqueuses. En tout cas, ce minuscule projet me fournit une patate d’enfer, car Ethel Arkady avait été (et le reste toujours en partie) pensée pour la BD. Aussi, la voir ainsi se démener est un des rares plaisirs de mon actuelle
    existence ! [1]

     


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    [1] – Il y en a d’autres, bien sûr, que je tairais ici, mais ces deux dernières années ont démontré, de la part de nos dirigeants, une certaine appétence pour la torture psychologique. Et quelque chose me dit que cet exercice du pouvoir digne des pires vampires qu’affronte ma féline n’est pas près de s’arrêter. On n’a encore rien vu. Dans un sens, l’Art s’est avéré être un formidable bouclier contre la tonne de conneries générées par le monde actuel. Mais ça, j’en avais déjà disserté ici, et je vous invite à y faire un tour si vous souhaitez mieux saisir ma pensée…


    samedi 4 décembre 2021

    Les Aventures d'Ethel Arkady : Pornopolis - Aux Bains ! - Teaser (by MakuZoku)

    C’est Nowël, et comme cette année on nous promet d’être à nouveau claquemuré, je vous propose quelque chose de positif : 

     Un petit extrait d'une collaboration en cours. Ça fait plaisir, non ?

    En compagnie de l’excellent MakuZoku, je prépare un chapitre de Pornopolis qui présentera la particularité d’être narré… en BD. Une manière pour moi de revenir à une forme d’écriture que j’apprécie, mais que je n’ai, hélas, plus vraiment le temps de pratiquer.

    Ce chapitre narrera la rencontre entre ma féline favorite et une de ses plus puissantes ennemies : la maquerelle Akemi Himiko qui, outre sa nature de vampire, est aussi une kitsune. Une hybridation atypique qui entraînera un surcroît de difficultés pour Arkady, car si elle est protégée contre le mesmérisme des vampires, elle l’est beaucoup moins contre celui des faëries. Et tout l’enjeu de cette séquence se situe donc entre la fatale attraction érotique qu'Arkady éprouve pour Akémi, et le fait que pour être libre, il lui faille l’occire.

    Comme nous sommes dans une histoire de PornoFantasy, nos deux duettistes croisent le fer dans l’onsen privatif d’Akémi Himiko, ce qui explique qu’elles soient toutes deux peu vêtues. Et puis bon, vu leurs âge multi-centenaire, cela fait très longtemps que les deux duettistes ont perdu leur vertu et leur pudeur.

    Je n’ai pas eu le coeur de mettre les carrées noires de la censure obligatoire du net. Désolé pour vous les GAFAM et autres puritains de toutes obédiences, il n’y a pas de scènes ouvertement sexuelles ici, je conserve donc les images dans toutes leurs entièretés. Si vous n’êtes pas content, ma foi, la Toile ne manque pas d’endroit qui vous conviendront.

     

     



    dimanche 1 août 2021

    Les Aventures d'Ethel Arkady : L’Œil & la Griffe - couverture ! (by MakuZoku)

    Après avoir bien bataillé avec mes logiciels de graphisme en Open Access (parce que la nouvelle politique de Toshop & cie me devient insupportable), j’ai enfin réussi à la mettre en page d’une manière que j’estime satisfaisante ! Les retouches sur les exemplaires en BAT se dérouleront dans les mois qui viennent. Une dernière relecture en forme de baroud d’honneur pour éliminer les inévitables scories orthographiques restantes et améliorer le rythme de l’histoire.

    L’écriture, comme toutes formes d’art et pour peu qu’on la prenne avec le sérieux qu’elle mérite, n’est rien d’autre qu’un éternel recommencement. J’espère sortir cet opus des Aventures d’Arkady pour la fin de l’année.

    D’autres sorties seront à prévoir dans l’année, dont la nouvelle Un manteau d’écarlate sur une Neige Immaculée et un court roman, Les Céruléens, mais la voilure de sortie baissera dans les mois qui viennent. D’une part le travail de graphisme (je ne suis pas graphiste) me prend prodigieusement le chou, d’autre part, les prochains récits concernant l’univers d’Arkady sont encore plus ambitieux que ceux que j’ai achevé et me demande donc encore plus de temps à composer.

    Pour donner un ordre de grandeur : Adélaïde culmine avec plus de 700 pages rien que pour la première partie, talonnée de près par Pornopolis qui pèse déjà 600 pages. Deux monstres littéraires expérimentaux dans lesquels je tente de repousser les limites de la fantasy et que je souhaiterais clôturer dans les années qui viennent…

    Cela me permettra peut-être de me dérouiller le poignet au niveau du dessin et d’entamer enfin une série d’illustrations en rapport avec lesdits récits. De plus, et même si ce n’est pas encore tout à fait officiel, il se peut que dans les mois qui viennent, vous retrouviez la féline dans une petite séquence de comics-strip réalisé par MakuZoku (l’auteur de la couverture, donc…)

    Si toutefois nous sommes encore vivants d’ici là…
     


     

    dimanche 2 mai 2021

    Les Aventures d'Ethel Arkady : Vitallium 25mg

    Après plusieurs années de réécritures, le premier roman de la saga Ethel Arkady est disponible à la vente. Apparue comme un personnage secondaire du projet de comics à la française L’Ordre Noir, elle s’est muée au fil des années en une obsession de ma part. J’ai réalisé que je souhaitais tout connaître de ce personnage. La BD est mort-née, mais j’ai creusé plus avant pour explorer l’univers dont j’avais déjà esquissé les contours depuis 2007 et Ethel Arkady se révéla être un guide idéal.

    Refusant les codes d’une série littéraire « académique » [1], j’ai créé ces aventures comme une suite de récits que je peux moduler à ma guise, en fonction des thématiques que j’aborde. Ce qui contribuera à donner une coloration unique à chaque histoire.

    Si vous souhaitez goûter aux mondes traversés par Ethel Arkady avant d’entamer ce roman, je vous oriente sur deux nouvelles que j’ai publiées il y a un certain temps sur Mamazone : Rhésus Pub & Les Esclaves de l’Or, en conservant à l’esprit que celles-ci se déroulent à des époques différentes. Quant à Autobahn, une BD prévue pour un fanzine qui ne s’est jamais concrétisé, elle échafaudait les bases du personnage. Si sa lecture n’est pas indispensable, le projet date tout de même des prémices d’Arkady, en 2007, vous y trouverez une ébauche de la première rencontre entre Ethel Arkady et le flic pugnace surnommé « le Bouledogue », qui fait parti du casting de Vittalium 25mg, mais aussi de celui de Prime-Time [2].

    Mais foin de bavardage, je vous laisse avec cette première (longue) aventure qui mixe allégrement laboratoire pharmaceutique à l’intégrité douteuse [3], dryade millénaire, gangs de bikers lycanthropes, sorciers séniles et autres antagonistes hauts en couleur qui donneront bien du fil à retordre à ma féline favorite.

    La couverture est toujours signée par le talentueux Duarb Du, avec qui c'est toujours un grand plaisir de travailler.

    Pour avoir accès au roman : cliquez sur la couverture !

     

    Pitch : La puissante compagnie ULV inonde les médias de réclames pour son nouveau médicament révolutionnaire : le Vitallium. Ethel Arkady sauve une dryade des griffes de barbouzes, ce qui la met sur la piste d’un trafic de faëries. L’aventurière comprend vite que l’ULV est mouillée dans cette affaire…

    Une critique de Tom Larret, que je remercie pour sa lecture attentive : 

      

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    [1] – Par « académique », je veux dire « qui suit une dramaturgie dans l'ordre chronologique et linéaire ». Une manière de faire qui, si elle est efficace, me paraît usée jusqu’à la corde par des décennies de fantasy commerciale, singeant le séminal J.R.R. Tolkien. Je préfère l’approche thématique d’un Robert E. Howard sur Conan le Cimmérien – qui demeure MA référence de l’aventure épique avec un grand A – celle d'un Fritz Leiber dans son magnifique Cycle des Épées ou encore celle de Karl E. Wagner avec le Cycle de Kane. Chez ces auteurs, le but n’est pas ici d’être astreint, à la manière d’un élève besogneux, à une ligne temporelle bien droite, mais de créer des ambiances littéraires différentes à chaque histoire. Du coup, chaque récit à sa propre logique, son propre microcosme, sa propre tessiture. Seuls s’y retrouvent les mêmes protagonistes, en dépit du fait que les cartes sont en permanence rebattues, laissant le lecteur dans une délicieuse expectative.

    [2] – Un second projet BD qui n’a pas abouti, mais le scénario existe, et je devrais le traiter comme un roman dans les années qui viennent…

    [3] – Ayant débuté la rédaction de Vitallium25mg en 2012, j’étais loin de penser qu’une pandémie maousse et son cortège de magouilles politiciennes débarqueraient dans notre réalité. Du coup, certains thèmes de fond trouvent une résonance singulière à l’aune de ce que nous avons vécu ces deux dernières années (et ce n’est pas fini…)

    dimanche 25 avril 2021

    Ethel Arkady in Battle by MakuZoku

    Après une première collaboration sur le roman Pornopolis, qui sera donc illustré, le talentueux MakuZoku m’a offert (bien avant la date de mon anniversaire) cette image bien punk de ma chère Ethel Arkady. 

    Elle me plaît d’autant plus qu’elle reprend bien toutes les thématiques du personnage : sa rage, le fait que ses nombreux affrontements lui arrachent toujours un peu de chair, son histoire gravée sur son corps et son indubitable appartenance à la gente féminine et enfin les chaînes en arrière-plan constituent un écho à son ancienne condition d'esclave des vampires. Les mêmes qu’elle prendra un malin plaisir à traquer et à tuer de la manière la plus sadique possible !

    Et comme cela fait un moment que je trimballe Ethel Arkady, de forums en éditeurs, je pense profiter des prochains mois pour vous présenter les différentes versions que l’on m’a faites de cette héroïne atypique, ambiguë, provocatrice en diable et parfois attachante.

     
    Ethel Arkady in Battle ! by MakuZoku