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    dimanche 19 septembre 2021

    Les Aventure d'Ethel Arkady : Un Manteau d'Ecarlate sur une Neige Immaculée.

    Comme la publication de L’Œil & la Griffe demandera encore un certain temps – dû au fonctionnement en binôme qui ajoute un temps de latence variables pour les ultimes corrections –, j’ai achevé pendant ces vacances par l’édition numérique d’une nouvelle qui s'ajoutera sans problème au cycle.Pour l'occasion, j'ai même ressorti mes pinceaux de la poussière pour créer la couverture...

    Pour ce post de blog, je vous propose de lever le voile sur la manière dont je fonctionne au niveau de l’écriture. D’autant que cette nouvelle est un peu particulière, puisqu’il s’agissait à la base d’une commande pour compléter le sommaire d’une anthologie...

     Pitch :  

    Hiver 1875.
    Sur la piste d’Ethel Arkady, La Comtesse et ses compagnons chasseurs de prime échouent dans la petite bourgade de « Skinfolk Town ». Harassés par une interminable traque, les pistoleros interrogent les locaux dans l'espoir de mettre la main sur la hors-la-loi aveugle… et il semblerait que celle-ci ait établie ses quartiers dans une vieille tannerie abandonnée.

    Extrait :


    « L’annonce n’éveilla aucun intérêt chez les locaux. L’un des pistoleros s’emporta. Son visage blafard, mangé par une barbe hirsute et une imposante masse de cheveux envahie de poux, se décomposa en une grimace simiesque, révélant deux canines hypertrophiées. Ses doigts s’attardèrent près d’une paire de colts Dragoon dont la crosse en ivoire pointait hors des pans de son manteau. »

    Cliquez sur l'image pour acheter la nouvelle !

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    Je n’avais pas prévu de l’écrire, mais un éditeur (dont je tairai le nom) m’a envoyé un mail pour que je complète une anthologie consacrée au western.

    Ni une ni deux, je me penche sur ce projet en essayant d’additionner plusieurs idées qui s’intégreraient à l’univers de ma féline favorite. Que faire après le vaudou et les zombies des Esclaves de l’Or [1]?

    Et puis cette idée :

    D’où vient le pardessus écarlate d’Arkady ?

    Au départ c’était une réminiscence inconsciente d’Hellsing de Kouta Hirano et de Trigun de Yasuhiro Nightow, des œuvres qui m’auront parlé avec leur savoureux mélange de western, de fantastique et de science-fiction, portés par des personnages aussi charismatiques qu’ambigus, mais quid de cette couleur inhabituelle pour un manteau de cuir ?

    Et ça a fait « tilt » ! Arkady étant lancée sur la voie de la vengeance – dans la partie western de sa quête, tout au moins – pourquoi ne se confectionnerait-elle pas un pardessus en peau de vampires ? D’une part ça colle à son caractère jusqu’au-boutiste, d’autre part ça me permettait d’aborder l’univers de la tannerie dont la thématique cruelle se mêle bien à celle des chasseurs de primes, puisque ces deux corporations ont en commun la marchandisation du vivant…

    Une fois en possession de ce fil d’Ariane, le reste est venu tout seul : le vieux tanneur marqué par son métier, la petite équipe aux trousses d’Arkady et ses courtes retrouvailles avec Acht, un personnage qui prendra plus d’importance dans 100 cercueils[2]…

    J’ai effectué de rapides recherches – merci Internet – pour compléter le sujet. Il ne s’agit pas d’être exhaustif, mais de poser des bases, d’installer une forme de crédibilité minimale. Ainsi la tannerie au centre de cette histoire s’inspire d’une tannerie du XIXe siècle, bien que je confesse que le modèle que j’ai déniché soit français et non américain. Le fameux John Jacob Astor, que mentionne Doc Würger, a existé dans notre réalité véritable. Ce négociant né en 1763 et mort en 1848 est devenu le premier millionnaire américain en investissant dans l’opium, l’immobilier et les fourrures. Un margoulin de première, sans foi ni loi, qui bâtira une véritable dynastie de commerçants. Il avait toute sa place dans ce récit.

    Enfin, il me restait à trouver le ton. J’ai souvent mis Arkady en danger, voir parfois en position de victime, mais ici, je souhaitais changer de point de vue. Comme Arkady est une chasseuse de vampires émérites, je voulais la montrer dans une position de supériorité. J’ai donc inversé le postulat. Dans ce récit, elle endosse le rôle d’un Jason Vorhees au féminin qui traque ses proies de manière méthodique et implacable.

    La nouvelle obtenue tient autant du western-spaghetti que du slasher. Et je confesse que j’aime la saveur de ce panaché. J’ai éprouvé une réelle satisfaction à mettre en scène Arkady de cette manière. Même si dans ces grandes aventures, elle ne parvient à ses fins qu’au prix du sang versé, je n’exclus pas de la montrer à nouveau sous un jour plus « monstrueux ». Arkady est totalement amorale et si pour atteindre son but elle doit occire une centaine de bébés phoques, elle le fera, et en rigolant par-dessus le marché.

    Et l’édition dans tout ça ?

    Eh bien, à ce jour, je n’ai plus reçu la moindre nouvelle de l’éditeur. Même pas un mail de refus type. Rien, nada ! Sachant qu’un tel récit me demande six mois de travail, recherches et relectures incluses, vous comprendrez que je ne souhaite plus vraiment me plier à ce type d’exercice.

    Oh ! Bien sûr, j’enverrai les textes achevés en soumission spontanée, mais sans espoir démesuré. Le secteur s’est hyper-segmenté en micro-genres qui deviennent tous plus abscons les uns que les autres.


    Et j’avoue que, comme ma chère Arkady, je savoure à sa juste valeur une liberté de création totale et absolue.

    Et cela n’a pas de prix.

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    [1] - Je remercie au passage Tom Larret qui m'a gratifié de cette très belle critique pour ma précédente incursion dans le western sauce Arkady (Les Esclave de l'Or, donc...)


    [2] - Une histoire qu'il me reste à écrire, mais dont les plans et la préparation sont achevés. 

    dimanche 23 juin 2019

    Bibliothèque des Ombres : Panaché ! (ouvrages en vracs...)

    Après plusieurs mois consacrés à la bêta-lecture et à l’achèvement de deux romans, j’ai forcément pris du retard dans mes chroniques littéraires. Séance de rattrapage donc, avec un principe lapidaire : plus ou moins 10 lignes pour vous donner envie de jeter un œil (ou pas) à ces quelques opuscules.

    Littérature :

    1/Women in Chains : petite pentalogie de la violence faite aux femmes (ActuSF ; 2012) & La Maison aux fenêtres de papier (FolioSF ; 2009) de Thomas Day
    Je triche dès le premier sujet puisqu’il s’agit de deux ouvrages. Comme je les ai lus il y a cinq mois leurs intrigues demeurent assez vagues dans mon esprit. Reste la mélopée gracieuse de la plume de Day, sa pureté stylistique et son esthétique de la cruauté exemplaire. Le roman, s’inspirant en partie des Yakuza-eiga[1] des années 70, ne comporte aucune ligne, aucun mot qui ne soit pas indispensable à sa compréhension. Les scènes s’enchaînent à une vitesse faramineuse et l’auteur à la bonne idée de relier les péripéties aux événements traumatiques d’Hiroshima & Nagasaki. Une symbolique très forte donc, que Thomas Day affronte à bras-le-corps. Quant à WIM, si certaines nouvelles m’ont marqué – la première avec sa résurgence des sacrifices incas est impressionnante – d’autres m’ont laissé de marbre. 



    2/Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas (Édition Fabbri, 2003)
    Une saga rondement menée qui revient sur une période de l’histoire de France assez peu exploitée : le basculement de l’empire napoléonien dans la monarchie et ses nombreuses bisbilles politiques. Aprsè lecture, j’ai la sensation que ce texte est plus cité sur une connaissance empirique de son contenu que sur ce qu’il s’y trouve réellement écrit. Edmond Dantès fomente bien une revanche cruelle, néanmoins exempte de violence inutile. Usant de sa fortune, le Comte manipule, marchande avançant patiemment ses pions sur un échiquier de relations sociales hypocrites liant tous les personnages. Dans ce contexte délétère, Alexandre Dumas dépeint son protagoniste comme une calamité divine ensevelissant ses ennemies sous le poids de leurs propres péchés[2].

    Souvent comparé à un vampire dans la deuxième partie, Edmond Dantès en endosse tous les attributs, moins l’absorption de sang. Sa séduction ravageuse et sa faculté d'apparaître dans les moments les plus opportuns tendent à faire basculer le roman dans les ornières du fantastique. À la manière du Dracula de Bram Stocker, Edmond Dantès est l’étranger qui apporte le malheur et la maladie sur ses adversaires, l’antagoniste puissant qui se dissimule en pleine lumière ! Ce traitement surnaturel du personnage est renforcé par une ambiance gothique flamboyante qui explose lors des nombreuses séquences oniriques qui parsèment le récit.[3]

    Bande-Dessinée :

     


    3/Renjoh Desperado de Ahndongshik (Kurokawa ; 2018)
    Un univers délirant peuplé de mygales à tête de chats et de vers des sables ; un désert tout droit sorti d’un film de Sergio Leone parcouru par des brutes épaisses ; et enfin une guerrière, handicapée de surcroît, qui trace sa route au fil de sa lame. Un bon petit manga biberonné aux séries B, aux westerns décomplexés et autres bisseries italiennes. Tout pour me plaire ! Les pérégrinations de notre héroïne Monko, dont le cœur d’artichaut l’amène à se fourrer tête la première dans les pires ennuis, sont réjouissantes à suivre, pour peu que vous aimiez ce mélange des saveurs. Cerise sur le gâteau déjà bien crémeux le découpage est impeccable, ce qui devient une denrée assez rare dans les productions nippones récentes. L’œil n’est jamais perdu dans la page et l’auteur a le bon goût de tracer des paysages pour poser l’espace de ses scènes d’action. Enfin, loin de nous faire avaler un personnage féminin fade, gavé au nouveau « girl-power » qui entend dépouiller les protagonistes de la moindre faiblesse pour en faire des icônes en titane — donc des monstres — Monko trébuche, commet des bourdes énormes, souvent à cause de ses appétences amoureuses… mais elle se relève toujours. Même avec un bras en moins…




    4/Marshal Law de Pat Mils & Kevin O’Neil (Urban Comics, 2019)
    San-Futuro, anciennement San Francisco, est devenue la capitale d'une population bigarrée de « super-héros » éprouvettes. Leur existence résulte de la superscience du docteur Shocc, un ex-nazi tendance Mengele, qui a vendu ses recherches au gouvernement américain pour bénéficier d'une amnistie. Engagé volontaire dans la guerre du Viêt Nam après avoir gobé la propagande de l’Esprit-Civique (le Superman local), notre anti-héros se métamorphose en « Marshal Law ». Engoncé dans son costume de cuir aux relents de 3e Reich, il traque la vermine super-héroïque dans une ville en proie à la dépravation. Son credo : « Des héros ? Je n’en ai jamais vu ! »

    Les deux auteurs anglais de ce comics aux allures punk adressent un sublime doigt d’honneur aux encapés. Le dessin de Kevin O’Neil, au diapason du propos anarchiste, surchargent les cases de graffitis absurdes et de personnages minuscules se bastonnant à mort. C’est souvent cruel, atroce, bourrés d’un humour au vitriol et qu’est ce que cela fait du bien en cette période de Marvelerie extrême ! La déconne exacerbée n’empêche cependant pas Pat Mils de délivrer quelques saillis sur les pires travers de l’Oncle Sam et son impérialisme meurtrier. Pour le scénariste anglais, les super-héros renvoient à une idéologie gangrénée par le fascisme. Cette idée sert de fil rouge à Marshal Law qui gratte le verni de cette nouvelle mythologie. Parce qu’à l’inverse des Marveleries mises en boîte par la souris aux grandes oreilles, nous sommes ici en présence d’auteurs qui n’oublient pas de mêler un propos pertinent dans leurs divertissements. Cela s'appelle un chef-d’œuvre provocateur, et c'est aussi rare qu'une vierge dans un bordel !


    5/Slaine : l’aube du Guerrier de Pat Mils, Angie Kincaïd, Mike McMahon… [et al.] (Delirium, 2019)
    Avant d’être dessinée par Simon Bisley, Slaine a parcouru les pages du magazine 2000 A.D.[4]. Créé en commun par Pat Mils et sa femme Angie Kincaïd, les aventures du barbare se déroulent dans une Bretagne celtique imaginaire dans laquelle les romains n’ont pas encore posé un pied. La sélection des épisodes clés proposés par les éditions Delirium met en lumière des styles aussi hétéroclites qu’efficaces, qui rehaussent un scénario primitif à souhait. Dommage que les planches charbonneuse de Kincaïd n’eussent pas été plus nombreuses, tant celles-ci confèrent au récit une esthétique impressionnante.[5]

    MikeMcMahon de son côté compose des affrontements guerriers dans des planches impressionnantes, s'agençant en une myriade de cases, moments de tensions extrêmes figés par le dessin. Si le scénario manque parfois d’une réflexion aboutie sur les thématiques mythologiques qu’il met en scène – nous sommes dans une fantaisie de pur divertissement dans laquelle on ne retrouve pas les échos des interrogations d’un Robert E.Howard par exemple – l’aspect esthétique de l’ouvrage offre à l’amateur du genre son content de combats épiques, de sorciers maléfiques et de trognes en tous genres.


    6/Conan : les comics-strips inédits : 1978-1979 de Roy Thomas, Ernie Chan & Steve Buscema (Neofelis éditions, 2018)

    Conan, puisqu’on en parle… J’ai toujours louvoyé dans l'orbite des adaptations de Roy Thomas pour le compte des éditions Marvel, craignant sans doute une aseptisation du propos initial de Howard. Pourtant, le graphisme de Steve Buscema m’attirait. Cette réédition forte à propos des éditions Néofélis, qui font dans le comics « vintage », m’a décidé à l’achat. Que je ne regrette pas ! Outre le trait élégant de Buscema et d’Ernie Chan, les scénarios de Roy Thomas s’avèrent souvent très bons, respectant l’esprit du personnage en essayant de ne pas trop l’édulcorer. Ce qui arrive tout de même une fois ou deux, Marvel veillant au grain, je suppose. On retrouve donc la dichotomie entre le barbare et le civilisé corrompu, cher à Howard, traduite dans le langage de la bande dessinée.

    Perdues aux quatre vents, les planches sont issues de matériaux parfois dégradés, et cela se ressent à l’impression. Publiées dans les journaux à une cadence quotidienne, ce qui représente un travail harassant, les planches originelles n'ont pas bénéficié d'une conservation qui les aurait préservées. Vendues ou abîmées par les aléas de la vie, elles ne sont plus disponibles, il faut donc se débrouiller avec l'impression médiocre en vigueur dans les quotidiens, ce qui explicite des empâtements et des défauts inévitables dans le produit fini.

    En regard de la cadence de travail infernale, la cohérence narrative et graphique de l'ensemble force encore plus le respect. Par économie de temps, les dessinateurs se débarrassent des détails pour se concentrer sur l’action, le rythme. Cette méthode par l’épure aboutit à un découpage nerveux, sec comme une trique qui sied à merveille au style de R.E.Howard, lequel ne s’embarquait pas non plus de fioriture inutile. Peut-être une des meilleures adaptations des pérégrinations du barbare.

    Beaux livres :



    7/Dungeons & Dragons : Art & Arcanes : toute l’histoire illustrée d’un jeu légendaire de Michaël Witwer, Kyle Newman, Jon Peterson… [et al.] (Huginn & Muninn, 2018)

    Bonne idée des éditions Huginn & Munnin de déterrer les faits les plus saillants de l’histoire de AD&D. Partant de la base, avec la confection du jeu dans le sous-sol de Gary Gygax et Dave Arnesson, le livre se présente comme une encyclopédie exhaustive de cet univers foutraque qui pioche dans tous les classiques de la fantasy et dans toutes les mythologies. L’occasion de constater que, plus que l’influence trop vite identifiée de Tolkien, Gygax s’abreuvait bien plus aux récits de Howard (encore !) mais aussi aux Cycles des Épées de Fritz Leiber. Du wargame au jeu de rôle, en passant par le jeu vidéo, les auteurs démontrent l’ascendant du grand-père de la culture populaire du XXe et du XXIe siècle. L'ouvrage détaille avec une iconographie pléthorique les étapes de la croissance et de la chute de TSR. Le style un peu trop hagiographique et complaisant nuit parfois au propos, de même que les différents flyers et publicités de l’époque n’apportent pas grand-chose au texte. En revanche les nostalgiques des Royaumes Oubliées et de Dark Sun pourront se régaler des illustrations pleines pages de Jeff Easley, Brom, Larry Elmore & quelques autres qui, par leurs talents, ont contribués à installer durablement AD&D dans l’imaginaire collectif. Un ouvrage sympathique, qui trouvera sa place dans les étagères des vieux rôlistes…

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    [1] — Films mettant en scène des yakuzas s’entretuant dans des guerres de territoires sanglantes. Le pinacle de ce sous-genre du polar est porté par des réalisateurs comme Kinji Fukasaku, Seijun Suzuki et certains films de Takashi Miike.

    [2] — Le juge voit sa femme devenir une meurtrière grâce à d’habiles suggestions toxicologiques du Comte, le banquier est acculé à la banqueroute, le militaire déshonoré…

    [3] — L’adaptation en anime, Gankutsuou de Mahiro Maeda, se souviendra de ce rapprochement pour creuser encore plus le sillon du gothique débridé grâce à un choix graphique inédit et audacieux tout en franchissant allégrement la frontière du fantastique, le Comte se métamorphosant en authentique vampire.


    [4] Magazine de BD anglais mythique, hanté par des titres hauts en couleur de la contre-culture comme Marshal Law, Judge Dreed, la Balade de Halo Jone etc..
     

    [5] — J’ajoute aussi que le travail accompli par cette dessinatrice renvoie au tapis nombre d’autres de ses consœurs qui pleurent à longueur d’éditos geignards sur l’absence de femmes dans les nominations angoulémoises. Outre que je me moque éperdument du sexe d’un artiste, je souligne ici que le fait que réclamer des quotas ne va pas sauver ces belles personnes de la médiocrité graphique dans laquelle elles se complaisent. Que ce soit une Angie Kincaïd qui donne dans la fantasy bourrine ou une Chantal Montellier, il existe des femmes talentueuses qui méritent d’être reconnues. Mais c’est étrange, ces virtuoses de la plume et du pinceau ne perdent pas de temps en trémolos outrés sur Twitter. Elles bossent !

    mercredi 20 mars 2019

    Prix Rosny aîné 2019

    Une de mes nouvelles, Dieu, publiée dans l’anthologie Calling Cthulhu vol.3 dirigée par Nicolas Pagès & anciennement éditée par l'Ivre-Book s’est retrouvée en lice pour le prix Rosny 2019. Vous pouvez donc voter pour elle, si elle vous a plu ! Je ne m’attendais pas à ce que l’on m’inscrive à ce type de concours et c’est une vraie première en ce qui me concerne.
     
    Cliquez sur la couverture pour trouver le site du concours. Les auteurs sont classés par ordre alphabétique, il faut donc chercher mon nom de famille (Gernier) plutôt que le titre de la nouvelle.

    https://www.noosfere.org/rosny/default.asp

    lundi 17 octobre 2016

    Bibliothèque des Ombres : Les Évangiles Écarlates/Clive Barker (in Psychovision)

    Retour des chroniques littéraires après une petite absence, avec un auteur dont j’ai pu autrefois admirer la maestria autant à travers ses recueils de nouvelles impeccables – Les Livres de Sang : un des rares ouvrages que je relis avec un entrain toujours renouvelé – qu’avec son univers des sombres merveilles urbaines qu’il a su déployer roman après roman. Un monde où le moindre coin de rue glauque pouvait être une porte d’entrée sur une dimension d’horreurs fantasmagoriques peuplées par des créatures ambiguës et amorales aux codes de conduites complexes. Hélas comme beaucoup d’autres, Clive Barker a vieilli et ce retour à sa saga emblématique qui devait être épique s’avère pour le moins décevant… 

    http://www.psychovision.net/livres/critiques/fiche/1345-evangiles-ecarlates-les
    Cliquer sur l'image pour avoir accès à la critique.


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    En bonus, la mémorable musique de Chrisopher Young pour le film éponyme...


    lundi 31 décembre 2012

    Éphémérides, nouvelle année et rétrospective...


    En attendant mon long article sur les vampires qui célèbre la fin de la saga Twilight comme il se doit, c'est-à-dire en l’enterrant, voici une petite rétrospective de l’an passé... L'occasion aussi d’annoncer que dans les mois à venir, ce blog devrait évoluer pour se métamorphoser en une véritable vitrine de mes différents travaux mais ceci est une autre histoire…



    La nouvelle année est l’occasion de tirer des bilans, je vais donc sacrifier à la tradition. Si ce blog continu vaille que vaille son existence, on ne peut pas vraiment dire que l’affluence soit au rendez-vous. Sans surprise c'est la rubrique « Foutages de Gueule Ultime » qui reçoit le plus de visites, lesquelles sont prétexte à débat sur l'état déplorable de la création. Malgré le plaisir que j'éprouve à y épancher mon inépuisable fiel, je préfère de loin me plonger dans la rédaction des univers d’Arkady et de ses joyeux compagnons, aussi cette rubrique ralentira-t-elle dans les mois qui viennent. Les imbéciles et les fils à papa ont tellement vérolés la production francophone dans tous les médiums que je n'en vois plus l'intérêt...

    Aüz, dessin préparatoire par Didizuka.

    Des heureux changements personnels m’ont amené à prendre un immense retard dans mes projets Bds ou de romans. Ainsi, Un massacre payant  mettant en scène Ethel Arkady est reporté, mais j’espère le boucler avant fin 2013. Une autre histoire de maison hantée écrite en parallèle devrait suivre.

    Prime-Time, premier essaie de couverture. Dessin par Horlod.

    Au niveau des Bds la plupart des collaborations se sont arrêtées en court de chemin. Soit les dessinateurs se sont lassés (proposer une fiction en ces temps de crises demande une certaine dose conséquente d’abnégation, de patience et de rouerie. A moins d’être adoubé par la naissance, c’est un parcours du combattant dont on a peu de chance de ressortir indemne.), soit il y a eu des différends artistiques. Ainsi, Prime-Time, Wall-Street Payback, La Fille aux Yeux de Diamant, La Foie et La Dame Noire demeurant à l’état de friche. Je consacrerais une nouvelle rubrique à ce sujet. Chacun de ces scénarios bloqués est susceptible d’être repris. Certains sont plus finalisés que d’autres mais tous méritent de croiser le chemin de lecteurs potentiels et d’exister.

    La Fille aux yeux de Diamant, recherche pour le personnage de Charon par
    Alain Letroye. 

    Seul « Monatos » avec le dessinateur DavB progresse très lentement. Mon activité de bibliothécaire me permet de manger, d'avoir un toit et plus de confort mais c’est un frein chronophage et mes histoires n’avancent plus que par soubresauts successifs. Comme d’autres, je suis confronté aux affres du boulot alimentaire et à ses conséquences néfastes dont l’épuisement nerveux. Ecrire ou dessiner se transforme en torture après s’être agité, toute une journée enfermée face à des lecteurs quelquefois odieux avec le personnel. Si les idées trottent dans le crâne, leur faire passer le cap de la main exige certains jours trop d’efforts. Je ne relancerai pas le débat sur la professionnalisation de l’activité artistique tant la question, soulevé sur de nombreux forums se métamorphosent souvent en une foire d’empoigne ou les insultes volent bas.


    Une étude d'Arkady pour Wall-Street Payback.

    Débuté en 2011 Aüz, un projet BD avec Didizuka, devrait renaître de ses cendres courant 2013. Il en est de même pour le chapitre des aventures d’Arkady se déroulant dans les années 1920 dont le story-board est presque achevé, mais dont j’ai la flemme de commencer les planches.

    La Dame Noire, dessin de Nicolas Pitz.


    Pour autant 2012 est-elle une année à marquer, comme les autres d’une croix noire ? Non. Malgré un ralentissement prodigieux de ma capacité de production, il y a eu quelques avancés. Ainsi la publication d’une nouvelle « La Cathédrale de Chair » pour un Appel à Texte, ainsi que ma participation aux recueils de Roman Francophone pour les anthologies Handicap et Artistes. Pour tout ceci, je me dois de saluer bien chaleureusement Didizuka, Sissy Pantelis et Tomthomas Krebs qui ont bien voulu prendre sur leurs temps et relire les horribles premiers jets.


    La Foie avec les Frères Fradet.

    Enfin, une de mes collaborations avec la même talentueuse Didizuka sur le One-Shot « On lave son linge en famille », hommage aux vieux comics d’horreur comme « les contes de la crypte » s’est matérialisé et se diffuse petit à petit dans d’autres pays que la France. Je crois que sous ces auspices, je dois me résoudre à ne plus postuler dans la vieille Europe, mais ailleurs, ou l’on apprécie encore les récits fantastiques…

    Couverture de Monatos par DavB


    À bientôt en 2013 pour de nouvelles aventures donc…

    Une autre illustration de Didizuka pour On lave son linge sale en famille...


    PS : Le passage d'une année à l'autre est souvent l'occasion de faire des petits "Best of". Voici donc ce que je retiens de cette merveilleuse année.

    En vrac : Le mieux : Sarkozy a dégagé !! Le pire : Il a laissé derrière lui un pays ravagé par le communautarisme et la haine. Il faudra beaucoup de temps pour que le paysage politique français (mais pas seulement) s'en remette.

    Cinéma : Des rares films de 2012 pour lesquels je me suis déplacé, c'est ParaNorman (L'étrange pouvoir de Norman) qui mérite les éloges. Scénario en béton, réalisation impeccable, le film conjugue à merveille l'horreur au conte pour enfant sans les prendre pour des glands.

    A l'opposé du spectre, Prometheus restera le film de merde ultime, le mètre étalon du genre, boursouflé de prétention artistique, gangrené de médiocrité scénaristiques et de maladresses dans la réalisation. 




    A côté de cet infect étron, même le très médiocre The Dark Knight Rise et sa polémique journalistique moisie passe pour un chef-d'oeuvre, c'est dire ! Quant à Pixar, il confirme tout le mal que je pense d'eux avec Rebelle, une production qui porte très mal son titre...

    BD : En tant que bibliothécaire, je lis aussi pas mal de BD. 2012 fut une année chargée de livres (4000 sorties environ) mais au final peu d'ouvrages retiennent l'attention. Je parlerais seulement de l'apparition sur le marché du comics de l'éditeur Urban Comics qui exécute un travail titanesque pour la reconnaissance du médium à travers de belles rééditions des classiques de Vertigo et de DC comics. Certes cela fait très mal au porte-monnaie mais au moins sommes-nous vengés des délires de Panini comics...



    Un titre ne cesse de surgir dans ma tête, c'est l'excellent Nou3 de Grant Morrison et Franck Quietly, mélange incroyable de SF cyberpunk et d'émotions dans lesquelles nos amis à quatre pattes sont pris à partis dans des guerres humaines qui ne les concernent pas....

    Signalons un éditeur peu connu : les Editions Muffin qui font dans le Yaoi américain avec une aventure "gay" de Sherlock Holmes (une thèse largement mise en avant dans les films de Guy Ritchie) dans "L'aventure du Concussoris Magnus" dont l'impression, la mise en scène et l'histoire en font un des meilleurs mangas du moment.



    Dans le registre du foutage de gueule ultime, outre le coup marketing de La Page Blanche, n'oublions pas Glénat, éditeur peu scrupuleux qui fait payer au prix fort le manga 2001 Night Stories en crachant à la figure des lecteurs avec une finition de merde, un papier glacé pourri qui prend les empreinte de doigt et une reliure collée. Pour 99€, l'acheteur peut exiger un peu plus d'effort....

    dimanche 7 octobre 2012

    Publicité : Handicap, une nouvelle vie ?

    Un peu de publicité pour une fois, une de mes nouvelles (Aveugle en Trois-Temps)  est parue dans un petit opuscule produit par un groupe centré sur l'auto-édition, Romans-Francophones que vous pouvez vous procurer via le site d'impression à la demande, Lulu. 

    Plusieurs personnes ont passé quelques nuits blanches à relire les textes pour les expurger de leurs fautes !! L'impression est très satisfaisante et le pavé de 315 pages à une bonne gueule. Vous aurez donc entre vos mains un livre que vous pourrez mettre dans votre bibliothèque et n'ayant rien à envier aux "grands éditeurs".  

    Illustration de couverture par Misore-Seppen.

    4ème de Couverture.

    vendredi 23 mars 2012

    Des Nouvelles du Sexe, on enregistre un net durcissement de la situation....

    Depuis plusieurs jours déjà quelques petites choses ont émergé, comme l'auto-édition de la petite oeuvre multi-cérébrale exécutée à beaucoup de mains (dont les miennes pour 4 planches, deux au scénario et deux en solo) sur Manolosanctis (en court de mort économique), connu sous le nom du "Cadavre (presque) Exquis" emmené par le Sombre Nicole Archimède , une preuve au passage de la supériorité du support papier sur le support numérique (essayer de lire vos vieilles disquettes 5 pouces pour voir...)

    Je remets la bande-annonce.... et le lien vers le distributeur.




    Sinon j'ai réussi à placer un récit dans une anthologie de nouvelles sur le thème "Histoires d'Amour". Oui, je sais venant de ma part ça paraît étrange mais pas tant que ça car il y a moyen de triturer ce thème dans tous les sens sans pour autant tomber sur le cliché du couple hétérosexuel (et métrosexuel aussi). Ce que n'évite malheureusement pas la couverture, photomontage horrible réalisé d'après des banques d'images (gratuites). Voici les dégâts. Sinon vous pouvez l'acheter pour me donner quelques sous-sous. En dépit de la couverture (moche), je pense avoir fait le meilleur texte. (chevilles qui enflent....)



    Personnellement j’eus préféré ceci (encore que cela n'ait rien à voir avec ce qui nous préoccupe ici, mais je dois cette illustration à Didizuka qui a bien croqué mon personnage récurrent, Ethel Arkady au sujet de laquelle je viens de finir une histoire pour un autre Appel à Texte (AT pour les intimes).) Si l'histoire n'est pas prise elle atterrira ici-bas....